Prix du journalisme « Abdelhamid Benzine » 2020 : Le meilleur article primé en mars prochain

 

 

Dans le cadre de la commémoration du 17e anniversaire de la disparition du moudjahid, journaliste et écrivain Abdelhamid Benzine, l’association « Les amis de Abdelhamid Benzine » réédite le Prix du journalisme qui sera décerné le 7 mars 2020.

Les professionnels de la presse désirant prendre part à ce concours doivent déposer leurs travaux avant la date du 21 février 2020.

Hormis les lauréats des précédentes éditions dont la candidature n’est pas retenue, ce concours est ouvert à tous les journalistes de la presse écrite, presse électronique et audiovisuelle, dans les trois langues : arabe, tamazight et français.

Les candidats devront soumettre au jury des enquêtes ou reportages traitant de problèmes socioculturels en Algérie et publiés dans les médias nationaux, à partir du 1er mars 2018, et non primés par ailleurs. Chaque candidat devra concourir avec une seule publication.

Les articles en lice devront être déposés au niveau de la librairie « Kalimat » (Les mots), sise au 27, boulevard Victor Hugo, Alger ou envoyés par voie postale au 26, avenue du 1er Novembre, Alger.

Pour les articles publiés sur les sites électroniques, le candidat doit faire une capture d’écran. Les sujets audiovisuels doivent être transmis par e-mail avec attestation de diffusion délivrée par les responsables de la chaîne.

Né le 27 avril 1926 à Beni Ourtilane, Abdelhamid Benzine n’a que 14 ans quand il rejoint, en 1940 les rangs du Parti du Peuple Algérien, interdit depuis 1939.

Au lendemain des sanglants événements du 8 mai 1945, une répression sauvage va s’abattre sur la population. Benzine sera arrêté au collège de Sétif et incarcéré pendant une année. A sa sortie de prison, il continue à militer au sein du PPA jusqu’en 1951, refondé en 1947 sous le nom Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques.

Après un séjour de quelques années en France où il continue à militer, il adhère en 1953 au Parti communiste algérien au sein duquel il participera activement à la guerre de libération nationale. Dans le même sillage, il intègre la rédaction d’Alger républicain où il se démarquera par des articles percutants sur la dure condition des travailleurs et paysans algériens, exploités par des colons omnipotents.

Au lendemain du 1e novembre 1954, il cherche à renouer des contacts avec d’anciens compagnons du PPA-MTLD qui avaient pris les armes et dès le mois de décembre, le voilà au cœur des maquis des Aurès avant de se rendre à dans la région de Sebdou (Tlemcen). En novembre 1956, il est blessé lors d’un accrochage avec l’armée coloniale. Fait prisonnier, il est condamné par le tribunal militaire d’Oran à 20 ans de travaux forcés.

Pendant six ans d’emprisonnement, il connaîtra les prisons de Tlemcen, Oran et Lambèse.

Libéré en juin 1962, au lendemain des accords du cessez-le-feu, il est dès l’indépendance nommé rédacteur en chef du journal Alger-Républicain. Avec d’autres collègues comme Boualem Khalfa ou Henri Alleg, il va insuffler à ce journal une dynamique qui va permettre « la concrétisation des espoirs des martyrs de la guerre de libération nationale ». Un combat qu’il continuera à mener jusqu’à sa disparition le 6 mars 2003 à Koléa.

Kahina A.

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