10e Festival international du théâtre de Béjaïa : Cinq pays y prennent part

 

Le Festival international du théâtre de Béjaïa revient à partir de ce samedi 15 février jusqu’au 20 du même mois avec une 10e édition qui promet d’être riche, en dépit du nombre réduit de pays participants.

Après son report -le festival était initialement attendu pour le mois d’octobre dernier-, plusieurs pays avaient, en effet, dû renoncer à participer.

Ce sont donc 5 pays, en l’occurrence la France, le Sénégal, l’Italie, la Tunisie et, bien évidemment l’Algérie qui seront au rendez-vous de la manifestation, promettant des spectacles de haute facture, autour du thème « Femmes et enfance » et ce, au grand bonheur du public bedjaoui, très féru de 4e art.

Le coup d’envoi de cet événement sera donné par l’excellente « Timenfla » (la trame) de Lahcène Chiba qui, en 2018, a décroché le prix de la meilleure pièce, à l’occasion du 8e festival culturel national du théâtre amazigh de Batna.

D’autres pièces, tout aussi fortes par leur thématique, seront également jouées sur les planches du théâtre régional de Bejaïa, à l’instar de « De nos frères blessés», écrite par Joseph Andréas et mise en scène par Fabrice Henri, «Et si je les tuais tous Madame», monologue d’Aristide Tamagda, d’après un texte de Charles Ouitin, «Le musée» de Djibril Goudiaby ou «Djaraim Zawdjia» de Mohamed Ali Said sur une mise en scène de Hamza Maâz…

Outre les représentations théâtrales, la programmation de cette 10e édition intègrera un volet animation à l’adresse des établissements scolaires afin d’intéresser les écoliers à la chose culturelle. Ainsi, outre des ateliers d’initiation au conte, ce qui devrait ravir les petits, le public sera également convié à assister à des conférences-débats autour de problématiques liées à la dramaturgie, en général et à ses multiples segments, en particuliers.

 

 

Des hommages sont aussi prévus, l’un à titre posthume et le second à titre honorifique. La mémoire de l’ancienne présidente de l’association « Tighri N’tmatouth » (Cri de femme), la regrettée Nabila Djahnine, assassinée le 15 février 1995 à Tizi-Ouzou par des groupes terroristes, sera ressuscitée à cette occasion. Les organisateurs comptent également honorer le grand comédien Omar Guendouz dont l’engagement qualitatif, tant au théâtre qu’au cinéma a été une véritable valeur ajoutée au paysage culturel national. On se souvient de ses prestations exceptionnelles dans « Babor Ghrek », une œuvre théâtrale inaltérable de Slimane Benaissa, l’actuel président du FITB ou encore dans le long métrage « Le mariage de Moussa » de Tayeb Mefti, sans oublier les nombreux sitcoms où ses personnages hauts en couleurs étaient à chaque fois un réel régal pour nos zygomatiques.

Kahina A.

 

 

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