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 Affaire Sonatrach2 : le dossier Chakib Khellil transféré à la Cour suprême

 

L’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khellil, est officiellement rattrapé par le dossier de Sonatrach 2. Ayant échappé à la justice depuis 2013 grâce à la protection du pouvoir des Bouteflika avec le concours de l’ex-secrétaire général du FLN, Amar Saidani, l’’ex-ministre sera poursuivi.

Actuellement à l’étranger, où il est installé depuis le début du mouvement populaire, Chakib Khellil devra répondre aux convocations de la Cour suprême qui vient de recevoir son dossier. C’est ce qu’a annoncé le procureur de la République près la Cour suprême dans un communiqué rendu public, aujourd’hui.

Le procureur annonce aussi le transfert, à la même juridiction, du dossier de l’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, en détention depuis plusieurs mois, qui est aussi poursuivi dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest.

« Dans le cadre du traitement des affaires de corruption, deux dossiers ont été transférés à la Cour suprême. Ils sont envoyés au magistrat instructeur en raison de la présence, parmi les accusés, de personne jouissant de privilège de juridiction », affirme-t-il, dans un communiqué, repris par l’agence APS.

Selon la même source, le premier dossier concerne l’affaire Sonatrach 2, dans laquelle est accusé, selon la même source, l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khellil Mohamed et d’autres personnes. Ces derniers sont accusés « d’acceptation de manière directe et indirecte d’avantages indus et leur octroi à d’autres » et « l’octroi intentionnellement des privilèges injustifiés lors de la conclusion contrats, accords, et marchés en violation des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’égalité et à la transparence des procédures ».

 Le communiqué du procureur cite aussi « la perception de manière directe et indirecte des pots-de-vin, des avantages pour les donner à autrui », «abus de fonction », « blanchiment d’argent » et « transfert de biens et d’argent issus de la corruption dans le but de camoufler leur source illicite ».

 Le second dossier concerne l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, dans laquelle est poursuivi l’ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul. Ce dernier devra répondre des chefs d’accusation « d’octroi de privilèges injustifiés à autrui en violation des dispositions législatives et réglementaires », « corruption dans le domaine des marchés publics », « détournement et dilapidation volontaire de biens et de fonds publics », « trafic d’influence » et « conflits d’intérêts ».

Massinissa Ikhlef

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