Don aux Tunisiens : Geste incontrôlé d’un faux nabab ou retour en force du Bouteflikisme ?

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

A l’occasion de la visite du président Tunisien en Algérie, Abdelmadjid Tebboune met sa main dans la poche publique Algérienne et tire une coquette somme de 150 millions de dollars pour l’offrir à son hôte du jour. Geste d’un faux nabab qui cherche des clameurs internationales à défaut d’avoir les faveurs de la communauté nationale. Une folie de grandeur que le chef de l’État illégitime s’offre tant que l’esprit est à la primauté du pouvoir sur le peuple.

Certains cercles médiatiques  avancent que le peu d’argent que le pays possède est transféré à la Banque Centrale Tunisienne sous forme de garantie pour permettre aux voisins de l’Est d’avoir des accès au marché des empreints . Mais ces voix défenderesses n’abordent pas le destin de ce placement dans le cas d’une impuissance tunisienne à rembourser lesdits empreints enregistrés sur garantie Algérienne. Elles ne s’étalent pas sur les critères adoptés lors du choix de placer l’argent du peuple Algérien sans l’accord préalable du peuple Algérien.

Don ou placement, la destination de l’argent public doit impérativement faire l’objet d’un débat préalable entre représentants légitimes du peuple Algérien. Et en ce moment, les Algériens n’ont ni les capacités financières pour jouer aux grands nababs ou s’offrir des politiques de prestige, ni les représentants légitimes qui peuvent décider de telles actions contraires  aux premiers fondamentaux de la gestion saine et rationnelle de son argent.

Abdelmadjid Tebboune plaidait lors de sa campagne pour la limitation des pouvoirs du président. Il avait promis de rompre avec les errements solitaires de Bouteflika en associant le peuple à toute décision qu’il aura à prendre. Mais les volutes du pouvoir lui ont fait jouer un tour aux premiers pas engagés dans le palais intrigant d’El Mouradia.

Le placement de l’argent publique chez les voisins de l’Est ou ailleurs est une politique de prestige qui est une marque de fabrique du Bouteflikisme. Elle n’ y a pas lieu de la faire valoir au moment où le pays sonne crise et faillite partout. Abdelmadjid Tebboune joue le père Noël chez les autres alors l’ENIEM, notre fleuron industriel envoie ses 1700 travailleurs au chômage technique faute de pouvoir trouver les fonds nécessaires pour l’achat de matières premières; alors que les maternités font accoucher les mères dans les couloirs faute de places, de tables de travail  et de lits; alors que les PCD sont réduits à des budgets d’épiceries faute de dotations adaptées ; alors que les BTP sont majoritairement à l’arrêt faute de paiements de factures; alors que les caisses sociales multiplient les alertes sur une faillite imminente.

Bien évidemment, le propos n’est nullement une indignation d’avoir prêté main à un voisin qui avait tout donné pour nous en des temps critiques de notre histoire. Le sang que les tunisiens avait mêlé au notre lors de la guerre de libération et le gîte et couvert offerts à nos valeureux combattants de l’ALN ne peuvent être couverts et honorés par une quelconque somme qu’on lui verse aujourd’hui. Mais les fondamentaux de gestion démocratique des biens du peuple doivent être rappelés et imposés comme ligne de conduite. Une fois le procédé respecté et l’intérêt national protégé, toutes les affections avec les pays amis et frères sont permises et requises. Surtout quand il s’agit d’un pays qui nous a tout donné, le rêve  d’une Afrique du nord démocratique compris.

Moussa T.

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :