La conférence de presse de la société civile et des acteurs engagés dans le Hirak empêchée

Les vieux réflexes du pouvoir sont indélébiles. Au lendemain de la présentation du plan d’action du gouvernement qui promet plus de respect des libertés, une conférence de la société civile et des acteurs engagés dans le hirak vient d’être empêchée.

 Devant se tenir, ce matin à l’hôtel d’El Biar sur les hauteurs d’Alger, pour donner plus de détails sur la rencontre nationale prévue pour jeudi prochain à la salle Harcha, le rendez-vous a dû être déplacé vers un autre lieu.

 Les organisateurs, ayant eu l’accord des responsables de l’hôtel, ont été surpris, en arrivant sur les lieux, par la présence d’éléments des services de sécurité qui leur ont exigé une autorisation préalable de l’administration.

Malgré leur insistance, en expliquant que la loi ne les oblige pas à avoir une autorisation, les services de sécurité n’ont rien voulu entendre. « Nous avons le regret d’annoncer que nous venons d’être empêché de tenir notre conférence de presse. C’est désolant de constater que ce genre de pratique persiste après une année du hirak. Notre rencontre devait se tenir dans un lieu fermé et l’article 14 de la loi relative aux manifestations et réunion publique n’exige pas une autorisation », explique les organisateurs, dans un point de presse tenu devant l’entrée de l’hôtel.

Ces derniers annoncent la tenue de la conférence au siège de l’association SOS disparus, dans l’après-midi.

 Massinissa Ikhlef 

%d blogueurs aiment cette page :