- Advertisement -

Le 51ème vendredi, le RCD, Lilia et Hadj Gharmoul

Un week-end de dynamique politique et de consécration de la pérennité de la conscience politique acquise par le peuple algérien qui a décidé de recouvrer sa souveraineté.

51ème marche cyclique qui prouve l’endurance de l’éveil démocratique algérien, 31ème anniversaire de la naissance du RCD, cette île démocratique qui accompagne le plus ce mouvement populaire, tentative de suicide de Lilia, la lycéenne de Batna, après avoir été humiliée juste parce qu’elle avait échangé avec son camarade de classe, insulte et humiliation de Hadj Gharmoul de Mascara qui symbolise la jeunesse du 22 février. Quatre faits qui attestent qu’une dynamique irréversible est bel et bien engagée.

Des hauts et des bas, des avancées et des embûches, du chemin fait et du chemin à faire.
L’harmonie avérée dans le couple RCD-Hirak est la preuve que le soulèvement populaire du 22 février est un aboutissement d’une succession de luttes démocratiques et de sacrifices entamés à l’aube de l’indépendance confisquée. Dans ce processus de conscientisation, le Printemps Berbère de 1980 est sans aucun doute l’étape qui symbolise le plus cette lutte pour une Algérie démocratique et plurielle.

Issu du MCB, qui était le fer de lance des luttes démocratiques dans les années 80, le RCD était destiné à structurer ce combat et à faire avancer la société vers son émancipation en osant les débats qui fâchent. L’identité, la laïcité, l’égalité homme/femme et la réforme de l’éducation nationale ont fait que la devise de ce parti soit « Le courage de dire et la force d’agir ».

Une 3ème génération de militants, venue après celle du mouvement national et celle post-indépendance, arrive et se croise en parfaite symbiose avec la jeunesse du 22 février.
Une génération qui a retrouvé ses repères dans l’innovation de la pratique politique et qui a réussi à se mettre en adéquation avec les nouvelles techniques du management politique et particulièrement du leadership au sens positif.

Dans la foulée, un homme émerge, non seulement parce qu’il est le président du RCD mais parce qu’il est aussi celui qui a su écouter la jeunesse.

Le Hirak l’adopte et Alger le reconnaît et le reconnaîtra pour toujours. La capitale le croise chaque vendredi dans ses rues au milieu des citoyens issus de tous les horizons politiques.

Accueilli et salué par des marcheurs de tous les âges, il représente pour les plus jeunes le profil d’un homme politique en fonction des exigences de la modernité et des aspirations d’une jeunesse ouverte sur le monde.

Pour les anciens, il est l’aboutissement d’une succession de combats aspirant à un vivre-ensemble qui pointe à l’horizon de cette belle Algérie.

Il représente par excellence cette communion entre les Algériens dans leur diversité.
En parallèle à toutes ces avancées démocratiques du côté du peuple, le régime résiste et tente de se maintenir dans le fond et dans la forme.

Dans le fond, il maintient les raisons idéologiques de son existence et fait de Lilia une victime de son école sinistrée comme l’a si bien nommée feu Mohamed Boudiaf.

Diversion ou pas diversion, débattons des insuffisances de notre société et continuons le combat politique pour la rupture radicale avec le régime. C’est le moment de tout dire mais aussi c’est le moment de comprendre que la culture du compromis démocratique est celle qui fait avancer les choses dans la diversité et dans la divergence positive qui demeure une bénédiction.

Les contre-révolutionnaires, qui profitent des embûches sociétales pour s’attaquer à la révolution populaire et verser dans un discours qui décourage, ne peuvent être que dans le soutien à l’option du recyclage du système. Cette manière de prendre tout acte rétrograde dans la société comme argument pour inciter les Algériens à rentrer chez eux, sous prétexte qu’il n’y aurait aucun espoir de changement, est improductive.

La révolution en marche est une réalité qui a fait un pas géant dans la conscientisation des Algériens et dans la propagation des idéaux démocratiques au niveau de la société.
Malgré la conseillère pédagogique qui n’a rien à voir avec la pédagogie, l’islamisme politique tel qu’il était conçu dans les années 90 est en nette régression pour ne pas dire insignifiant.

Le conservatisme qui résiste à l’émancipation est une réalité sociétale mais pas idéologique.
Militer politiquement pour une rupture radicale avec le système et pour un État de droit, où la force de la loi serait la protectrice des libertés individuelles, n’empêche pas le combat quotidien que chacun de nous devrait mener dans son entourage pour faire avancer la société.

L’un n’empêche pas l’autre. Le combat continue sur tous les fronts. Aucun défaitisme ne saurait nous dissuader.

Dans la forme, la mésaventure de l’ex-détenu Hadj Gharmoul dans un commissariat est une preuve tangible que le pouvoir panique et dément, par ses propres agissements honteux et lâches, ceux qui veulent le présenter comme vainqueur.

Le régime perd petit à petit, et l’Algérie gagne petit à petit.

Tant que la jeunesse du 22 février, des partis comme le RCD, des femmes de la trempe de Lilia et des résistants du courage de Hadj Gharmoul existent, aucun bâton du régime, aussi zélé et insultant soit-il, ne pourra arrêter un peuple déterminé à prendre son destin en main.

Moussa Nait Amara

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d bloggers like this: