Le RCD tacle sévèrement le plan du gouvernement et plaide pour un regroupement large contre le régime

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le secrétariat national du RCD tire à boulets rouges sur le pack de solutions présenté devant un «une PAN croupion ». Il plaide pour « une alternative politique qui réunit les conditions de l’expression de la souveraineté populaire » et assure que « l’heure est au rassemblement le plus large de toutes les forces qui s’opposent à l’agenda du commandement autour des militaires qui veut continuer à régenter la vie des Algériennes et des Algériens », tout en soulignant que « Les frontières de ce regroupement ne peuvent être de nature idéologique ».

Le programme du gouvernement Djerrad a été sévèrement déprécié par l’instance exécutive du RCD. « Ce programme aligne et compile des slogans populistes comme le fameux “l’homme qu’il faut à la place qu’il faut” des années 1970 ( l’accès aux fonctions de responsabilités sera désormais tributaire de la qualification et du mérite!) ou alors sur des lieux communs dans les domaines de l’industrie, l’agriculture ou le secteur du tourisme que le gouvernement pense faire revivre par la formule éculée de “la facilitation des procédures de l’obtention des visas au profit des touristes étrangers“ », dit le SN du RCD dans un communiqué rendu public aujourd’hui.

Le RCD accuse le gouvernement Djerrad, qualifié d’illégitime, d’insister sur une multitude de dispositifs de lutte contre la corruption que la pierre angulaire de la traque de cette autre “constante nationale” réside dans l’indépendance de la justice.

Le parti de Mohcine Belabbas reproche au gouvernement Djerrad le fait qu’il « impute la faillite du système politique algérien à une simple “mainmise de forces occultes extraconstitutionnelles sur les leviers de la décision politique” . « C’est ainsi que la solution à la crise politique est réduite à donner un quitus à un gouvernement, de surcroit illégitime, pour “revoir, d’une manière profonde, l’ensemble du dispositif d’organisation des élections “ », conclut le RCD.

Sur le volet économique et social proposé par le gouvernement, l’analyse du RCD n’est pas allée d’une main gantée de velours. « Les observateurs se demandent comment le gouvernement, rejeté par tout le peuple algérien, compte faire baisser le chômage dans une conjoncture de marasme économique en feignant de faire de “la création des emplois …une approche strictement économique” , d’autant plus qu’aucun financement alternatif en dehors du recours au budget de l’Etat n’est explicitement évoqué dans son texte. Au sujet des supputations de la revalorisation du SMIG, il faudra d’abord revenir à la définition universelle du salaire minimum garanti qui ne peut inclure aucune prime ou indemnité qui sont du ressort des conventions collectives. Les études sommaires largement diffusées dans la presse nationale indiquent qu’aucun foyer ne peut vivre décemment avec moins de 50 000 dinars. Il est par conséquent utile de préciser que tout salaire de base net inférieur à 35 000 dinars ne saurait être considéré comme une volonté d’améliorer le pouvoir d’achat de l’immense majorité des salariés », lit-on dans le document du RCD.

L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes assises, table et intérieur

Abordant la conjoncture politique nationale, le RCD réitère son appel à un large regroupement pour faire face à ce pouvoir de fait qui « démontre, une fois de plus, que seule compte sa pérennité y compris en risquant de mettre en péril celle du pays ». Pour le parti progressiste, les limites de ce regroupement « ne doivent se baser que sur le parcours des partis et des personnalités politiques qui considèrent présentement que l’instauration d’un système politique démocratique passe par une phase de transition non pilotée par le système politique issu du coup de force de 1962 ».

Nadia Mehir

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :