Le régime réprime les enseignants : La situation des droits de l’homme continue de se dégrader en Algérie

Un décalage énorme entre le discours officiel sur le droit d’expression et la réalité du terrain en Algérie. Un jour après le cantique présidentiel sur le devoir d’écouter les citoyens, relayé par tous les canaux de propagande du régime, la police a chargé violemment les enseignants du primaire venus à Place des martyrs initier une manif pacifique.

Les enseignants du premier pallier éducatif ont à peine énoncé le premier slogan que les matraques commençaient à pleuvoir sur leur tête sous un ciel Algérien qui refuse de livrer goute depuis  le début de l’hiver. Les maitres d’écoles voulaient juste entamer une marche pacifique vers la grande poste pour exprimer dans la dignité et la discipline leurs revendications sectorielles.

La répression de la manifestation tranche radicalement avec les fausses assurances du chef de l’État d’avoir compris le mal Algérien et que désormais personne ne pourra interdire au peuple de dire librement son mal. Ce qui s’est passé à Place des martyrs est à la fois choquant et actant, une fois de trop, l’enracinement des tenants du pouvoir dans la logique des régimes dictatoriaux. 

Depuis la désignation officielle d’Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’Etat, le pouvoir réel ne cesse de tirer la situation des droits de l’homme vers plus bas.

Chabane Bouali

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