Tizi Ouzou : Le village d’Ath Mesbah se remémore Imache Amar, le fondateur de l’Étoile Nord-Africaine

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Le village d’Ath Mesbah dans la commune de Beni Douala en kabylie a commémoré ce vendredi matin le 60e anniversaire de la disparition du monument historique Imache Amar, membre fondateur et élément clé de la direction nationale de l’Etoile Nord-Africaine.

Né au village d’Ath Mesbah en

L’homme ne cessait de «  manifester dans sa démarche politique, son attachement à la coutume berbère. Convaincu que ces institutions peuvent donner à l’Algérie indépendante, un caractère social et démocratique, il plaide longtemps pour la prise en compte des structures sociales, politiques et économiques berbères : âarch : (communautés des terres villageoises) et tajmâat : (assemblée élue du village) », dit une des rares biographies qui lui sont consacrées de façon très sommaire.

Imache Amar a eu des positions politiques très fermes contre la politique coloniale qui visait à la pacification du front de dénonciation de la présence française en Algérie. Il connut plusieurs arrestation et même une déportation en Allemagne en 1940 comme prisonnier politique.

En 1946, Imache Amar qui avait une grande expérience dans la direction d’El Oumma , « rédigea la brochure l’Heure de l’Elite dans laquelle il dénonce les évènements du 8 mai 1945 ainsi que l’attitude des intellectuels algériens (les « zélus ») qui ont accepté de siéger au Palais-Bourbon. Les conditions de vie du peuple algérien (épidémie de typhus, manque de nourriture, de soins…) y sont relatées », disent les biographes. 

Il rentre en 1947 au pays après tant d’années de travail et de militantisme en France métropolitaine. En 1948, il rejoint  l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA) de Ferhat Abbas jusqu’en 1951.

Au déclenchement de la révolution, Imache Amar était très diminué physiquement. un médecin de travail avait certifié son incapacité à 100 %. L’ALN / FLN  ne lésinait pas à prendre conseil au près du militant au long cours tout au long de la révolution. 

Le 07 février 1960, Imache Amar a rendu l’âme alors que le village d’Ath Mesbah, à l’instar de beaucoup de villages, subissait un blocus alimentaire pour forcer la population engagée dans la révolution à changer de fusil d’épaule.

Sofiane Seghir

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