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Université de Béjaia : Convocation par la police d’un membre du Collectif des Enseignants et ATS.

Dans une déclaration rendue publique hier, le Collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia a fait état d’une audition par la police de l’un de ses membres les plus actifs. Il s’agit de l’enseignant Hakim Oumokrane, « un militant qui ne cesse de proclamer son pacifisme et qui ne ménage aucun effort pour contribuer au changement radical du système auquel aspire le peuple algérien », selon les termes de la déclaration de ses camarades du collectif.

Les enseignants et ATS de l’université Abderrahmane Mira ont rappelé le contexte particulier dans lequel cette intimidation digne des années de plomb est intervenue :« Au moment où le peuple algérien commémore courageusement la première année de sa révolution en marche du 22 février 2019, le pouvoir en place ne cesse de reproduire au quotidien ses pratiques despotiques et liberticides contre la révolution et contre les révolutionnaires pacifiques », lit-on dans le document.

Le Collectif n’est pas allé par le dos de la cuillère pour dénoncer énergiquement cette audition dont a fait objet leur collègue Oumokrane, tout en précisant que « le timing n’est pas accidentel en cette conjoncture exceptionnelle car il intervient au moment de la commémoration par le peuple de la révolution en marche. Nous sommes profondément convaincus que le but de ces intimidations et de ce harcèlement psychologique n’est autre que de casser la formidable dynamique de ce collectif très actif sur le terrain. »

Le Collectif a tenu « à remercier vivement la communauté universitaire pour son élan de solidarité marqué par le report des examens de la journée au département où enseigne Hakim Oumokrane. »

Les membres du Collectif n’ont pas hésité à saluer « la présence massive de la société civile qui est venue apporter son soutien à (leur) collègue ».

Sur un autre volet, le Collectif réputé pour son dynamisme et son rôle d’avant-garde dans toutes les actions citoyennes et les débats organisés à Béjaia et ses environs, a tenu « à dénoncer la campagne de dénigrement et les attaques répétées à l’encontre du collectif et de ses membres. La dernière en date est celle dont a été victime (leur) collègue Mme Hakima Sbaihi. Ces campagnes indignes n’honorent nullement leurs initiateurs et ne servent pas la cause commune de la révolution en marche d’un peuple qui aspire à bâtir un État de droit où règnerait la liberté d’opinion dans le respect de la diversité et de la dignité humaine. »

Il est à rappeler que le Collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia a été l’un des initiateurs des échanges fructueux entre les différents collectifs qui activent dans les universités à travers le territoire national. Ces dits échanges ont été couronnés par la naissance d’une coordination nationale des universitaires algériens pour le changement.

Les intimidations policières ne sont-elles pas motivées par la volonté de casser cette connexion entre l’élite et la société que les universitaires de Béjaia ont admirablement réussie? L’évolution de cette affaire va certainement nous le dire.

Moussa N.A

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