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 Alger et à Oran : marches violemment réprimées et une centaine d’arrestations  


La machine répressive du pouvoir tourne à plein régime. N’ayant pas pu mettre un terme au mouvement populaire pacifique en cours depuis plus d’une année par leur nombreuses manœuvres, les tenants de pouvoir passe désormais à la violence.

Les scènes ahurissantes de samedi dernier, se sont reproduites, aujourd’hui, à Alger et à Oran. Voulant, visiblement, empêcher une nouvelle journée du Hirak, le pouvoir déploie toute sa force répressive pour réprimer les marcheurs de samedi.

En effet, une violente répression s’est abattue, aujourd’hui, sur les manifestants à Alger et à Oran. Tout a commencé vers 13h00. Les premiers manifestants qui ont commencé à se rassembler dans les ruelles adjacentes de la rue Didouche Mourad ont été violemment chargés par les forces de police, déployées massivement dans les différents coins d’Alger-Centre.

Selon des témoins, des agents, en civil et en uniforme, ont violenté sans ménagement les premiers groupes de manifestants. « Les forces de police ont matraqué violemment toute personne qui se retrouve à la marche d’Alger. Une chasse à l’homme s’opère à Alger », dénoncent des internautes sur les réseaux sociaux.

 Les policiers ont également procédé à des interpellations massives des manifestants. Des hommes, des femmes et des vieux sont, selon des témoins oculaires, arrêtés et conduits vers les différents commissariats de la capitale.

Khaled Dareni à nouveau arrêté

Environ une centaine de personnes, dont des militants et des activistes, sont interpellés. Placé sous-contrôle judiciaire mardi dernier par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, le journaliste Khaled Drareni a été une nouvelle fois arrêté.

Il est conduit, en compagnie de 13 autres personnes, au commissariat de police de Sorecal (Bab Ezzouar). Pour ce samedi et afin d’éviter un remake du scandale de samedi dernier, les forces de police ont empêché les gens de filmer ou de faire des directs.

« Des agents en civil ont pris place sur les balcons des immeubles pour repérer les citoyens qui filment les agressions policières », affirment aussi des Internaute. Même scénario à Oran. Selon des témoins sur place, les services de sécurité ont également violemment réprimé la marche dans la capitale de l’ouest, où aussi des manifestants ont été interpellés.  

Hier, 56e vendredi du Hirak, des dizaines de manifestants ont été également arrêtés. Une vingtaine d’entre eux sont maintenus en garde à vue au niveau du commissariat de police Cavaignac en vue de leur présentation devant le procureur de la République, demain dimanche 15 mars.

 Massinissa Ikhlef 

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