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Béjaia : Le Collectif des Enseignants et ATS appelle a suspendre provisoirement les marches.

Dans une déclaration rendue publique, hier dimanche, le Collectif des Enseignants et des ATS de l’université de Béjaia a décidé de suspendre sa participation à la marche du mardi et appelle la société civile à faire de même pour les marches du vendredi.

Les enseignants et ATS ont rappelé que « la planète entière fait face à une pandémie que nous sommes tous appelés à prendre très au sérieux. Le Coronavirus a déjà touché plusieurs pays, et le nôtre ne peut en être épargné. Des milliers de contaminés ont été diagnostiqués et beaucoup parmi eux sont décédés malheureusement. L’heure est très grave : le Coronavirus est à nos portes. Les rares statistiques, données par le pouvoir de fait, ne pourraient être fiables dans un pays aussi vaste que le nôtre et ne disposant que d’un seul centre de dépistage ».

Le Collectif n’est y pas allé par le dos de la cuillère pour désigner le pouvoir en place comme seul responsable d’une éventuelle propagation de la pandémie.

« L’état de nos structures hospitalières est la meilleure preuve de la faillite et de l’incompétence des pseudo-gouvernants qui ont squatté les leviers du pouvoir depuis l’indépendance. Mille milliards de dollars ont été dilapidés en 20 ans de règne Bouteflikien sans qu’un seul hôpital digne de ce nom n’ait été construit. Le pouvoir en place portera l’entière responsabilité de toutes les pertes humaines qui seraient générées par la propagation de cette pandémie », lit-on dans la déclaration.

Sur un autre volet, les universitaires de Béjaia n’ont pas caché leur inquiétude concernant la situation des détenus d’opinion. « Aussi, n’oublions pas nos camarades détenus d’opinion qui souffrent jusqu’à aujourd’hui dans les geôles du système et qui sont de ce fait exposés à tous les dangers de contamination à cause du confinement auquel ils sont astreints. Ce système mafieux aura sur la conscience, s’il en a une, tout cas de contamination des détenus d’opinion à l’intérieur des prisons où le minimum des conditions sanitaires n’est pas assuré. », s’indignent les rédacteurs de la déclaration.

Comme proposition d’alternatives aux marches, le Collectif des Enseignants et ATS « invite les citoyens du Hirak à poursuivre la révolution sous les formes qu’ils jugeraient opportunes : grèves générales, slogans scandés sur les balcons chaque soir…etc.. Les réseaux sociaux et tous les moyens de communication doivent être utilisés pour maintenir notre mobilisation, innover dans nos actions, dénoncer toute tentative d’arrestations ou d’intimidations éventuelles, revendiquer continuellement l’arrêt de la répression et de la torture et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion ».

Moussa N.A

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