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 Les étudiants répondent à Chitour: « Nous avons un rôle à jouer en politique »

 

La communauté universitaire n’a pas mis du temps pour répondre au ministre de l’enseignement supérieur, Chams Eddine Chitour, qui appelle à éloigner les étudiants de la politique.  

« Non monsieur le ministre. Les étudiants ont un rôle à jouer en politique, surtout en cette période cruciale de l’histoire de l’Algérie. Nous ferons comme nos ancêtres les étudiants du 19 mai 1956 qui se sont mobilisés pour la cause nationale. Les étudiants de 1980, de 1988 et des années 1990 ont joué aussi leur rôle », lance un des meneurs du mouvement des étudiants, à l’occasion du 54e mardi du Hirak estudiantin.  

Engagés pleinement dans le mouvement populaire, les étudiants restent fidèles à la lutte du peuple pour la rupture radicale avec le système en place et exigent l’instauration d’un Etat de droit et d’une démocratie.

En effet, ni la psychose suscitée par le coronavirus, ni les polémiques créées en vue de diviser le Hirak, n’ont empêché les étudiants à  se mobiliser en masse à Alger et dans diverses villes du pays. Dans la capitale, des centaines de milliers de personnes, étudiants et citoyens de divers horizons, ont battu le pavé pour exprimer leur attachement aux revendications du peuple.

 Les manifestants se sont rassemblés, comme d’habitude, au niveau de la place des martyrs avant de s’ébranler en direction de la Grande Poste, en empruntant le même itinéraire. La procession, pancartes, banderoles et drapeaux à la main, scandent les mêmes slogans hostiles au pouvoir en place, au président Abdelmadjid Tebboune, aux généraux.

Ils réclament aussi un « Etat civil et non pas militaire ». Les manifestants ont également repris aussi de nombreux slogans exigeant également le départ de la bande. « Djina bach Terahlou y a el 3issaba (nous sommes là pour vous faire dégager espèce de bande) », clament-ils.

 Les étudiants n’ont pas oublié les détenus politiques et d’opinion et réclament leur libération, en brandissant leurs portraits, dont celui de Karim Tabbou qui sera, demain, devant le juge près le tribunal de Sidi M’hamed.

Massinissa Ikhlef 

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