L’interdiction de quotidien Tighremt maintenue par un argumentaire farfelu

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Dans un communiqué rendu public hier soir, le collectif de la rédaction du quotidien en Tamazight Tighremt a informé que le journal est interdit d’imprimerie pour la deuxième journée consécutive.

« Le collectif de la rédaction, déterminé à poursuivre la fabrication quotidienne du journal, n’a malheureusement été destinataire d’aucun ordre écrit, donc officiel, d’interdiction de parution, en dehors d’un message téléphonique par lequel une source ministérielle a signifié au directeur de la publication la volonté de la tutelle d’en suspendre la parution si l’usage du caractère latin n’est pas remplacé par l’arabe ou le tifinagh ».

Voici donc une un prétexte de censure que les autorités concernées ne peuvent pas assumer par écrit et qui demeure des plus faciles à déconstruire sachant que « l’enseignement de tamazight ne se fait dans aucune autre graphie que le latin, du primaire à l’université et dans pas moins de 38 wilayas du pays. Si la suspension de Tighremt pour cause d’un caractère non arabe d’impression pouvait assurer la promotion de tamazight, pourquoi ne pas commencer, pour la même raison, par dissoudre un à un les établissements scolaires et les départements de langues et cultures amazighes de Béjaïa, de Tizi-Ouzou, de Bouira, de Batna, de Tamanrasset et de l’ENS Bouzaréah ? », s’interroge le collectif de la rédaction.

Le document de Tighremt a rappelé pour les amnésiques que même la version Amazighe du programme électoral du chef d’Etat désigné a été écrite en caractères latins.

« Le collectif de la rédaction considère cette d’interdiction de Tighremt comme un double coup dur contre la liberté de la presse et d’expression, et la promotion de la langue amazighe dans son pays, l’Algérie ».

Moussa N.A

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :