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Ouamar Saoudi au café littéraire d’Aokas : Plaidoyer pour un processus constituant

Un niveau de débat politique des plus intéressants a eu lieu, hier samedi, au centre culturel d’Aokas à l’occasion d’une conférence-débat animée par le membre de la direction nationale du RCD Ouamar Saoudi qui a été l’invité du célèbre café littéraire de la localité.

« La révolution de février: Constituante d’entrée ou processus constituant ?», voici une thématique qui a suscité un grand intérêt des citoyens.

Devant une assistance nombreuse mais surtout de qualité, M.Saoudi a développé l’approche d’un processus constituant et sa nuance avec une constituante d’entrée.

D’emblée, le conférencier a exposé les raisons qui ont empêché le processus de Mazafran d’aboutir et qui sont liées essentiellement au manque de mobilisation.

Dans son brillant exposé, le membre de la direction nationale du RCD a tenu à mentionner que la distinction entre la convocation d’une assemblée constituante souveraine et un processus constituant souverain suppose qu’on n’est plus dans une période de slogans destinés à l’agitation (au sens militant du terme) et qu’il s’agit de proposer une démarche pratique pour une situation politique qualifiée de révolutionnaire.

Pour le conférencier, « le mouvement qui touche tout le territoire national et la demande populaire qu’il porte n’ont pas pour objet de propulser un courant politique porteur d’une idéologie quelconque; la pluralité du mouvement en est la preuve. C’est une aspiration à vivre dans une Algérie de liberté, de justice et de progrès dans un système politique où la compétition politique transparente est la règle de l’accès et de l’alternance à la responsabilité politique. C’est en quelque sorte la revendication d’un nouveau départ pour le pays ».

M.Saoudi a terminé son intervention en faisant remarquer qu’en absence de dualité sur la scène nationale (faiblesse pour ne pas dire inexistence de comités populaires), il est de la responsabilité des organisations progressistes d’aider à ouvrir un processus par le haut. Avant d’énumérer les conditions minimales de ce processus pour l’ouverture d’une phase de transition, le premier préalable sur la liste du député du RCD était celui de la dissolution de la police politique.

L’échange entre le conférencier qui maîtrisait parfaitement son sujet et les nombreux intervenants était de haute facture. Et se fut un débat de fond sur les mécanismes à mettre en œuvre et qui déconstruit toutes les allégations des contre-révolutionnaires concernant l’absence de propositions concrètes pour la géstion de la transition.

Moussa N.A

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