Porteurs de l’emblème Amazigh : des relaxes à Oran et des condamnations à la prison avec sursis à la Cour d’Alger  

La justice algérienne continue de souffler le chaud et le froid concernant les affaires de porteurs de l’emblème Amazigh. Les juridictions continuent de rendre des jugements contradictoires concernant les mêmes faits.

Comme c’est le cas depuis le mois de juin dernier, les juges exerçant en dehors d’Alger prononcent la relaxe en faveur des détenus. Mais ceux d’Alger insistent sur la condamnation des personnes arrêtées. En effet, le Tribunal de la cité Djamel d’Oran a prononcé la relaxe pour tous les manifestants dans l’affaire du port du drapeau Amazigh et le T-Shirt de la JSK.

Jugés la semaine dernière lors d’un procès marqué par un scandaleux réquisitoire du procureur, les concernés ont été tous acquittés aujourd’hui par le juge près de ce tribunal.

A Alger, les 11 détenus d’opinions, condamnés en première instance à une année de prison, dont six mois avec sursis, qui ont quitté la prison en janvier dernier après avoir purgé leur peine, viennent de connaître le verdict de leur procès en appel.

Selon Me Fetta Sadat, députée du RCD et militante engagée dans le soutien aux détenus d’opinion, le juge près la Cour d’Alger a prononcé une seule relaxe pour Mouloud Chatri. Mais il a maintenu la condamnation de 10 anciens détenus, tout en réduisant leur peine.

Ainsi, Amine Ould Taleb, Samir Guerroudj, Makhlouf Bibi, Abderrahmane Boudraa, Ouidir Khaled et Nacer Timsi, arrêté le 21 juin dernier, « sont condamnés à deux mois de sursis et 20 000 Da d’amende ». Même verdict pour Samira Messouci, Amokrane Challal, Elhadi Kichou et Aouissi Mustapha, qui ont été arrêtés le 28 juin dernier.

Ce verdict, affirme Fetta Sadat, a été prononcé le 10 mars dernier en l’absence des avocats et des concernés, alors qu’il devait être fait aujourd’hui 17 mars. Étonnant !

 Massinissa Ikhlef 

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