Procès-scandale de Karim Tabbou : le RCD dénonce une dérive effroyable d’un système condamné par l’Histoire

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Réagissant au procès-scandale fait aujourd’hui, en appel, à Karim Tabbou, le RCD s’insurge contre ce qu’il qualifie d’« entorse inqualifiable aux droits élémentaires de la défense et aux droits fondamentaux du prévenu ».

Le RCD révèle, dans son communiqué rédigé à la fin du procès, qu’ « en l’absence de ses avocats non informés de l’audience, la demande de report formulée par le détenu [ Karim Tabbou, ndlr ] a été rejetée avec véhémence par le président de chambre, s’abritant derrière des instructions reçues. Ce fait a induit un grave malaise avec paralysie faciale et des membres du détenu ». 

« Pire encore, la demande de la défense à ce que leur client soit présenté à la barre à l’effet de s’assurer de son état de santé et de ses capacités à soutenir un procès a été également rejetée par la cour. A la reprise de l’audience, après délibéré et en l’absence toujours du concerné, la cour a rendu un arrêt de condamnation à une année ferme », ajoute le parti progressiste qui relate dans son communiqué les minutes du procès.

Le RCD qui voit dans cette procédure une « instrumentalisation éhontée de la justice ; profitant de plus de la grave situation sanitaire que vit le pays actuellement », « condamne avec force une dérive effroyable et inédite d’un système pourtant déjà largement condamné par l’histoire. Il exige que les auteurs de ce crime contre le peuple et l’Algérie soient poursuivis ».

Le RCD conclut son communiqué par un appel « à une mobilisation générale des citoyennes et citoyens soucieux du devenir national et de l’instauration de l’état de droit ».

Pour rappel, Karim Tabbou, coordinateur de l’UDS, libérable cette semaine en vertu de l’arrêt de justice émanant du tribunal de Sidi M’hamed, est condamné à 1 an de prison ferme lors d’un procès en appel tenu aujourd’hui près la Cour d’Alger. Un procès tenu en catimini, dans la précipitation et sans respect aucun des droits du détenu à une défense et assistance juridique, d’après un bon nombre d’observateurs et soutiens du détenu politique.

Nadia Mehir

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