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 Sa garde à vue a été prorogée : des journalistes dénoncent une prise d’otage de Khaled Drarni  

 

 

Le journaliste, Khaled Drarni et les activistes, Samir Benlarbi, Slimane Hamitouche et Toufik Hassani sont toujours maintenus en détention dans les locaux de la police. Leur garde à vue a été, une nouvelle fois, prorogée pour, officiellement, « parachèvement des éléments techniques de l’affaire ».

Devant être présentés, aujourd’hui, devant le procureur près le tribunal de Sidi M’hamed, les quatre prévenus, arrêtés samedi dernier lors de la marche réprimée à Alger, n’ont pas quitté, finalement la cellule du Commissariat de police d’Alger.

Cette prorogation de la garde à vue suscite des inquiétudes des avocats et des journalistes qui continuent leur mobilisation pour la libération de leur confrère arrêté en plein exercice de son métier. Ces derniers qualifient ce fait « de prise d’otage ».

Dans une pétition signée par des dizaines de professionnels de la presse, on affirme que « Khaled Drarni subit, depuis un an, des pressions constantes pour le dissuader de couvrir les manifestations du mouvement populaire ».

« Il a été convoqué, ou embarqué, à quatre reprises à la caserne Antar de l’ex DRS, lieu désormais connu d’interrogatoire de type police politique (…) L’acharnement des services de sécurité sur Khaled Drarni a pris une nouvelle dimension depuis vendredi dernier où il avait été arrêté avant d’être remis en liberté à la suite d’un sit-in improvisé devant le commissariat du 6ème à Alger. Son arrestation, le lendemain, samedi, confirme cet acharnement à le faire taire », lit-on dans ce document.

Et d’ajouter : « Nous affirmons avec la plus grande vigueur que la couverture des manifestations populaires fait partie, totalement et sans aucune limite, de notre activité professionnelle. Le journalisme n’est pas un crime. La protection de nos outils de travail (téléphone mobile) et de nos sources est prévue par la loi. La dérogation à cette protection obéit à des règles qui ne prévoient pas la privation de liberté du journaliste ».

Les signataires interpellent « les pouvoirs publics pour qu’ils respectent et fassent respecter, comme il leur arrive de le proclamer publiquement parfois, le libre exercice des métiers de la presse et à faire cesser, immédiatement, les pressions et les diktats des services de sécurité civils et militaires sur les journalistes ».

Ils demandent aussi au ministre de la communication, Amar Belhimer, de prendre « ses responsabilités politiques et morales, étant formellement en charge du secteur de l’information et faisant souvent valoir son statut d’ancien journaliste ».

 Massinissa Ikhlef 

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