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Sur décision du procureur: garde à vue prolongée pour Khaled Drarni, Benlarbi, Toufik Hassani et Yacine Hamitouche

 

Le journaliste, Khaled Drarni et les activistes, Samir Benlarbi, Toufik Hassani et Yacine Hamitouche sont maintenus en garde à vue. Arrêtés samedi à l’occasion de la marche violemment réprimée par la police à Alger, ils ont été présentés, en fin de matinée d’aujourd’hui, devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed.

Ce dernier a décidé, après leur audition, de demander « un complément d’enquête » et proroge ainsi leur garde à vue de 24 heures. Selon des avocats présents sur les lieux, ils devraient être présentés à nouveau, demain lundi, devant le même procureur qui décidera des suites à donner à leur affaire.

Le journaliste Khaled Drarni et les trois autres activistes du Hirak sont poursuivis « pour incitation à attroupement », alors que le premier était présent sur les lieux pour assurer la couverture de l’évènement et les trois autres sont venus participer à la marche qui a été empêchée par les forces de police.  

Selon les avocats, la procédure suivie par le procureur est « légale sur la forme d’autant que la durée de la garde vue est de 48heures ». Cependant, dans le fond elle suppose des interrogations autour de l’intention du pouvoir. Que s’est-il passé ? Veut-on monter une autre affaire contre eux ?

Rien n’est moins sûr. Dans la matinée d’aujourd’hui, des dizaines de journalistes ont organisé un rassemblement devant le tribunal de Sidi M’hamed pour réclamer la libération de Khaled Drarni, arrêté en pleine exercice de son métier. « Libérez Khaled Drarni ! », « Presse libre et indépendante » et « la presse n’est pas un crime », lancent-ils.

  Massinissa Ikhlef  

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