128 jeunes assassinés en 2001 : Le peuple n’oublie pas et réclame justice

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18 avril 2001 – 18 avril 2020. Dix neuf ans sont passés depuis qu’un innocent lycéen tombe sous les balles assassines de la gendarmerie nationale, suivi dans sa chute par plus de 127 autres citoyens qui ont osé dire basta à la Hogra du régime et aux pétarades d’un sinistre ministre de l’intérieur qui qualifia avec des propos colonialistes le sang encore frais dans les locaux de la brigade de Beni Douala de celui d’un voyou.

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La minable séquence est inscrite pour l’éternité dans la honteuse histoire d’un régime dictatorial qui a squatté de force l’indépendance Algérienne en 1962 et qui a brillé au fil des décennies à massacrer les Algériens, spolié ses richesses pour les déposer dans des comptes privés à l’étranger et à saper le moral des élites en leur imposant le choix de l’exil ou le cercueil. Et aujourd’hui, plus que jamais, le devoir citoyen national exige d’élever cet épisode de lutte du peuple Algérien au rang de Grande bataille de dignité, de liberté et de citoyenneté.

Si les événement d’avril 1980 ont levé le voile sur la forfaiture du régime, ceux d’avril 2001 en ont révélé la matrice sanguinaire qui le fonde. Les deux épisodes font partie du socle fondateur de la révolution du 22 février.

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L’ouverture du dossier judiciaire des assassinats cruels de 2001, perpétrés par un corps  sensé veiller sur la sécurité des citoyens, sur ordres directs des tenants du pouvoir et défendus par le discours et les manœuvres politicardes de responsables politiques du pouvoir , aujourd’hui en liberté, s’impose comme une urgence nationale, un requis citoyen et une exigence de l’Histoire.

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Le sinistre officier de l’ex-SM, devenu ministre de l’intérieur,Yazid Zerhouni, qui se la coule douce sous les érables du Canada avec l’argent chapardé des caisses du peuple doit répondre de sa politique répressive devant les tribunaux. Ali Benflis, premier ministre au moment des faits, doit au peuple une explication de la sanglante répression du 14 juin, perpétrée par des policiers en civil et une meute de repris de justice libérés la veille pour la bonne cause du régime. Le général Boustila, patron de la gendarmerie nationale aujourd’hui décédé, doit faire l’objet d’un procès de l’Histoire pour servir d’exemple. Le pouvoir assassin toujours en place doit disparaitre à jamais de l’échiquier politique national.

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Dix neuf ans sont passés sans que la justice ne soit rendue. Les familles des martyrs de la démocratie et les milliers de blessés par balles explosives attendent toujours le procès. Ils continueront d’attendre avec ferveur la chute de ce pouvoir assassin pour pouvoir, enfin,  écarter  la plaie toujours ouverte pour mieux la désinfecter. Le changement radical passe aussi par ce chemin douloureux.

Arezki Lounis

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