Belaid Mohand Oussaid accuse le Hirak

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Quand le porte parole de la chefferie d’Etat, Belaid Mohand Oussaid, tente péniblement de se présenter en porte-parole d’une institution dont la légitimité est largement contesté par le peuple et se sue le front pour pouvoir caser son chef dans l’échiquier national comme pièce maitresse, c’est son rôle et son travail pour lequel il est, d’ailleurs, généreusement payé. Mais lorsqu’il ose la tentative d’endosser la propagation du coronavirus au Hirak, il donne, hélas, le sentiment de s’être trop saupoudré les narines.

Le porte parole d’El Mouradia qui s’exprimait, hier jeudi, dans l’émission « à cœur ouvert » de l’ENTV, veut à tout prix régler les comptes à un Hirak qui ne veut pas baisser pavillon même s’il a pris librement et en toute souveraineté la décision de suspendre les marches et manifestations jusqu’à la fin de la crise sanitaire.

Non content des arrestations et autres pressions sécuritaires et judiciaires exercées sur ses animateurs, la voix autorisée du pouvoir de fait veut endosser l’apparition du coronavirus au Hirak. « Les appels précédents aux marches au nom de liberté d’expression et de démocratie sont irrationnels », dit-il. Pourtant, tout le peuple Algérien et l’opinion internationale savent que le virus s’est introduit au pays grâce aux réticences injustifiées et aux retards irresponsables du pouvoir de fait à ordonner la fermeture des lignes aériennes, maritimes et terrestres, et que les premières mesures préventives sont arrivées une fois le ver est dans le fruit.

L’attaque  de Mohand Oussaid contre le Hirak ne diminue en rien, et il le sait, le mérite des cadres du Hirak qui ont pris leurs responsabilités citoyennes en appelant, à temps et dans la douleur, à la suspension des marches et à l’engament de toutes ses énergies dans la guerre contre la pandémie arrivée via des aéroports et ports laissés bien ouverts par ce pouvoir.

Le porte parole de la Chefferie d’Etat peut toujours disserter sur la liberté d’expression mais les faits sont têtus. Des journalistes professionnels sont en prison malgré la garantie juridique de la non-criminalisation de l’acte de presse. D’autres sont mis sous contrôle judiciaire. Des sites électroniques professionnels sont bloqués et les derniers à subir la répression du régime sont Maghreb Emergent et RadioM.info. Comme quoi, parler de religion ne fait pas forcément de l’orateur un moine et encore moins un prophète.

Chabane Bouali

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