Bloqués à Oman, en Malaisie, en Maldives : Ces Algériens oubliés à l’étranger

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La propagande officielle concernant le rapatriement des algériens bloqués à l’étranger est vite démasquée. Des centaines de personnes sont toujours oubliées dans différentes capitales, notamment en Asie. Ces derniers ne cessent de lancer des SOS qui ne trouvent toujours pas d’échos auprès des autorités.

Surpris par la fermeture des frontières décidée, depuis le 19 mars dernier, en vue de faire face à la propagation du coronavirus, des groupes de plusieurs dizaines d’Algériens se manifestent pour lancer des appels à l’aide.

Le plus grand nombre de personnes bloquées est signalé à Oman. Environ une centaine d’Algériens sont concernés. « Tous les pays ont rapatrié leurs ressortissants qui se trouvent ici à Oman, sauf l’Algérie. Nous sommes plus d’une centaine. Il y a des résidents, ceux qui sont venus avec des visas touristiques et des travailleurs des champs pétroliers qui travaillent selon le régime de permanence de 5 à 6 semaines », affirme un de leurs représentants qui essaient d’interpeller les autorités via les réseaux sociaux.

Ce dernier parle de plusieurs ressortissants bloqués dans les différentes villes de ce pays que les responsables de l’ambassade d’Algérie à Sanaa ignorent jusqu’à présent. « Nous avons pris attache à plusieurs reprises avec l’ambassade. Mais à chaque fois, les responsables consulaires nous demandent de laisser nos numéros de téléphones et nos adresses email. Cependant rien n’est fait pour nous rapatrier », explique-t-il.

D’autres algériens sont aussi bloqués en Malaisie. Et dans les mêmes conditions. Dans une vidéo enregistrée à proximité de l’ambassade d’Algérie, des citoyens s’estiment carrément laissés pour compte en pleine crise sanitaire.

Selon eux, les responsables consulaires refusent toujours de les recevoir, alors que parmi eux il y a des femmes et des enfants qui n’ont plus suffisamment de ressources pour subvenir à leurs besoins. Aux Maldives, 12 algériens lancent aussi un cri de détresse. Dans un témoignage livré sur leur situation, ce groupe de voyageurs a demandé aux autorités de « prendre en charge les ressortissants piégés par la décision de fermeture des frontières afin de pouvoir rentrer chez eux».

Ce groupe a contacté l’ambassade d’Algérie en Inde qui est chargé aussi des iles Maldives, pour avoir des éclaircissements sur leur situation. La réponse reste la même depuis des jours, voire des semaines : « Patientez, nous vous avons signalés aux autorités et on attend leur réponse». Mais la réponse  tarde à venir, et un désespoir s’installe, surtout depuis la fermeture de plusieurs établissements hôteliers et la suspension de plusieurs liaisons de et vers Malé, par mesures de sécurité.

 Massinissa Ikhlef   

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