Cinémathèque algérienne : Semaine du film sur l’immigration au cinéma

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

 

Après plusieurs semaines de confinement, certains ont fini par faire le tour des activités et l’ennui se fait sentir lourdement.

Si vous êtes cinéphile mais surtout amateur de cinéma algérien, un petit tour sur le site de la Cinémathèque algérienne vous aidera sans doute à passer le temps.

Depuis le début du confinement, le Centre algérien du cinéma organise, en effet, de nombreux cycles et hommages à travers lesquels il propose aux amoureux du 7e art quelques chefs- d’œuvre du cinéma mondial en général et du cinéma algérien en particulier.

Pour ce nouveau cycle qui s’étale du 13 au 19 avril et consacré à l’immigration au cinéma, quelques pépites sont proposées au téléspectateur, à voir et à revoir bien installés dans votre salon.

Au programme donc de ce cycle virtuel, la comédie hilarante de Merzak Allouache « Salut cousin » avec Gad El Maleh et Messaoud Hattou. Sorti en 1996, ce film raconte l’histoire de « Mok, pure deuxième génération et parisien jusqu’au bout des ongles. Il accueille son cousin qui débarque d’Alger pour son petit trafic. Mais Alilo perd l’adresse de son correspondant et une course-poursuite de cinq jours s’engage pour retrouver la fameuse valise qu’il doit impérativement ramener à Alger. Durant ce séjour imposé, apparaîtront pour l’un l’étouffant carcan de la société algérienne et pour l’autre l’extrême dureté de la vie à Paris ».

Autre comédie satirique : « Beur blanc rouge » de Mahmoud Zemmouri avec Yasmine Belmadi et Karim Belkhadra. Datant de 2006, ce long métrage raconte le quotidien de deux amis : Brahim et Mouloud qui voient leur train-train chamboulé à cause du match France – Algérie. « Cet évènement va diviser les deux amis : Brahim revendique son identité algérienne, Mouloud fustige son refus de la France, pays qui les a vu grandir.
Mais 4 à 1 c’est trop ! Brahim envahit le stade. Au sortir de ses tribulations avec la justice, l’heure est grave. Comment payer les 100 000 Fr. d’amende ? ».

Pour les férus d’œuvres dramatiques, Ahmed Rachedi à travers son film «Ali au pays des mirages », nous replonge dans le quotidien des immigrés algériens vers la fin des années 1970 (le film produit en 1978 est sorti en salle en 1983). « Ouvrier sur un chantier, Ali vit le racisme au quotidien. C’est en vain qu’il croit trouver un moyen de sortir de sa condition grâce à l’argent gagné à la loterie. Du haut de sa grue, il se prend alors à rêver et à observer le monde à travers des jumelles ».

Dans le registre social, « Une femme pour mon fils » de Ali Ghanem, sorti en 1982 avec Keltoum, Chafia Boudraâ, Samia Begga et Rahim Lallaoui raconte l’histoire de « Fatiha, une jeune Algérienne de 18 ans qui va devoir se plier à la volonté de ses parents : épouser Hocine, un homme plus âgé qu’elle n’a pas choisi. Elle ne peut éviter ce mariage à la mode traditionnelle mais ne l’accepte pas de bon cœur, causant de multiples scènes familiales chez elle et dans sa famille d’adoption. Son mari part travailler en France alors que Fatiha est enceinte de son premier enfant, cette naissance l’aidera-t-elle à accepter sa condition de femme ? »

D’autres œuvres sont au programme de cette semaine, comme « El Ghorba » de l’humoriste Karim Belhadj ainsi que des films documentaires comme « Mémoires d’immigrés » de Yamina Benguigui et « Immigration algérienne en France dans les années 70 » de Hamou Zerrouki Ahmed.

Toutes ces œuvres sont visibles sur le site de la cinémathèque algérienne : www.cinematheque.dz. Vous pouvez accéder au lien à travers leur page Facebook.

Kahina A.

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :