Grave précédent : Amar Belhimer assume la censure et menace un journaliste de poursuites judiciaires

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Les ministres de la communication en Algérie ont visiblement tous un point commun : une haine viscérale envers la presse. Et ce sont, jusque-là, d’anciens journalistes qui nourrissent ce sentiment envers leurs ex-confrères. Ils perdent la tête dès qu’ils mettent le costume de membre du gouvernement.

En effet, après l’épisode Hamid Grine qui, de l’avis de la majorité des professionnels de la presse, a enclenché l’opération « asphyxie financière » des titres de la presse nationale qui refusent de se soumettre au diktat du pouvoir, voilà qu’un autre ministre de la communication décide de franchir un autre cap.
Il s’agit d’Amar Belhimer.

Décidément, ce dernier est décidé à dépasser, de loin, son prédécesseur. Après son silence sur l’emprisonnement de journalistes pour avoir exercé leur métier, il assume, désormais, la censure de médias électroniques. Pis encore, il menace un autre journaliste et éditeur de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le chef de l’Etat. Il s’agit d’El Kadi Ihsane, directeur du site Maghreb Emergent et de la radio M.

Pour cela, Amar Belhimer continue de chercher, depuis quelques jours, des arguments pour accabler le journaliste et justifier le blocage des deux médias en Algérie. Dans une interview accordée, aujourd’hui, au quotidien El Khabar, il affirme « que les deux médias ont été bloqués en attendant l’enquête judiciaire ».

Pour cela, il invoque pour seul alibi l’article publié par le journaliste El Kadi Ihsane sur les 100 jours du président Tebboune. Pour lui, il y a « outrage au chef de l’Etat » dans cet écrit journalistique.

Ahurissant. « Scandaleux, le ministre de la communication, s’érige lui-même en senseur et en justicier à la place de la justice et de la présidence de la république, qui n’a pourtant pas réagi à l’article en question », dénonce Saïd Salhi, vice-président de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH).

Selon lui, « il est clair aujourd’hui, par la voix du ministre lui-même, que c’est l’article en question qui est incriminé et que le journaliste et les deux sites électroniques sont victimes de représailles pour un délit de presse pourtant abrogé par la loi ».

Massinissa Ikhlef

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