« La nouvelle Algérie » despotique de Tebboune

 

La potiche « civile » du commandement militaire révèle de plus en plus sa « nouvelle Algérie » qui n’est, finalement, qu’un prolongement du Bouteflikisme et du système en place dans tous ses aspects et dans toutes ses dimensions caractérisées par l’arbitraire, la Hogra, le despotisme, le mensonge et l’injustice.

Ni la sagesse du hirak ni le sens de responsabilité de la société civile et de la classe politique de l’opposition ni la conjoncture sanitaire des plus graves n’ont pu susciter un grain d’humanité dans les sphères des centres de décisions de la caste au pouvoir.

Rien n’a réussi à secouer une conscience totalement inexistante chez ces gouvernants d’un temps révolu. Bien au contraire, nous constatons quotidiennement un peu plus de ressentiment, de haine et de rancune envers le peuple.

En effet, il s’avère que la stratégie de la terre brûlée adoptée au nom du chef de L’État désigné est pire que celle menée par le commandement militaire lui-même du temps de l’ex-chef d’état-major. L’instrumentalisation de la justice et l’atteinte aux droits de l’Homme sont au summum de leur délire sous la gouvernance de façade de Tebboune.

Tout ce qui ne s’inscrit pas dans l’humeur du nouveau locataire d’El Mouradia est érigé en délit. Le code pénal est devenu son carnet de chevet raturé à sa guise.

Les sites d’informations censurés et la libre parole sur les réseaux sociaux menacée. Il est même interdit de faire rire en ces temps de confinement stressant et angoissant. Le cas de l’activiste walid Kechida est édifiant. En somme, les prémices d’une Corée du Nord en Afrique du Nord sont bien apparentes dans la feuille de route de ce nouveau despote que certains ménagent encore.

Malheureusement, La dystopie du big brother, merveilleusement décrite dans la célèbre fiction 1984 de George Orwell, trouve des analogies avérées dans cette « nouvelle Algérie ».

La situation est-elle due à la validation du simulacre électoral du 12 décembre 2019 ?

Il ne s’agit pas de faire porter la responsabilité aux quelques naïfs citoyens qui ont cru en cette véritable mascarade. L’accréditation de ce passage en force était dans les intentions du pouvoir du fait accompli même à zéro votants.

Il s’agit plutôt de rappeler l’importance capitale du rejet total de ce traquenard, une attitude qui a renforcé la crédibilité du hirak et dont les évolutions dictatoriales et répressives lui donnent parfaitement raison.

La continuité du régime est certes assurée pour un temps et le contraire nous aurait étonné mais la conscience populaire ne  fait que se fortifier par ces agissements absolutistes dont s’est rendu coupable le nouveau représentant du commandement militaire et ce malgré l’attitude négative de certains politiques qui tentent désespérément de propager une contrevérité; celle de l »échec du hirak.

Il est désormais clair que le maintien du statu quo n’arrange pas uniquement le pouvoir.

Devant cet état des lieux qui a mis a nu les calculs de « la nouvelle Algérie », le renouveau du hirak après le confinement est devenu une nécessité salvatrice pour l’existence même de la nation algérienne.

L’acclamation populaire « El Istiqlal » prend tout son sens devant cette situation.

Moussa Nait Amara

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