Le RCD condamne la répression politique « qui déshonore ses commanditaires et ses exécutants »

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C’est une grande alerte que lance le RCD en ces circonstances particulières de pandémie du Covid19. «  Notre pays court le risque que survienne une véritable catastrophe humaine sur plusieurs plans », avertit, sans détours,  le parti progressiste .

« Au plan économique, il y a longtemps déjà que le pays n’a plus prise ni sur les réalités ni sur son devenir, tant que tout dépend uniquement de la rente pétrolière ».

Tout en rendant « un hommage appuyé aux cadres et personnels opérationnels (médecins, infirmiers, techniciens, agents…) qui continuent à exercer dans les structures de santé publique malgré des rémunérations médiocres et des politiques publiques qui donnent la part belle à la corruption », le RCD salue leur dévouement, au péril de leur vie, comme il salue la mobilisation de milliers de bénévoles et des personnels de nombreux secteurs public et privé, du mouvement associatif ainsi que des élus locaux ».

« Sans cet élan extraordinaire de disponibilité et de solidarité le pire était à craindre du fait de la gabegie qui règne dans le pays depuis deux décennies », estime le parti de Mohcine Belabbas qui prend le soin d’indiquer que « sans Février 2019, qui a réhabilité la solidarité et la fraternité, cet élan n’aurait pas été possible ».

« La poursuite de la répression, à la faveur de la trêve unilatérale dans la mobilisation du Hirak, par le pouvoir de fait » est pointé du doigt par le RCD, engagé sur les premières lignes de la révolution du sourire qui est à sa deuxième année. Pour lui,  cette répression  « déshonore ses commanditaires et ses exécutants ». Du coup, « Le RCD condamne cette politique qui vise à semer la peur, réitère son appel à la raison et exige la libération de tous les prisonniers d’opinion ».

« La disponibilité d’une arrière cours du régime à servir de devanture à une hiérarchie militaire sénile et en majorité corrompue, ne peut durablement freiner les ardeurs d’une jeunesse décidée à reprendre en main les destinés du pays », note le parti progressiste qui souligne que « l’heure est à l’instauration d’un véritable état de droit et d’un ordre démocratique, seuls gages de non reproduction d’un système qui a jusque-là confisqué toutes les libertés et empêché le développement de notre pays ». 

Les rédacteurs du communiqué assurent que « Le RCD est et sera aux cotés de tous ceux qui luttent pour la dignité et le recouvrement de la souveraineté du peuple ».

Arezki Lounis

 

DÉCLARATION DU RCD

Avril 80 est la confluence des luttes politiques contre la confiscation de la révolution algérienne et des combats pluriels pour les libertés, le progrès et fondamentalement pour la réhabilitation de l’identité, de la culture et de langue Tamazight frappées d’ostracisme. Mais il n’est pas que cela : il constitue, aussi et surtout, le moment fondateur des luttes et mobilisations pacifiques comme seules voies viables contre l’arbitraire et la dictature du parti et de la pensée uniques.

Confluence, parce qu’il y a eu jonction entre, d’un côté les militants qui ont porté le mouvement national et le combat libérateur, qui n’ont jamais renoncé aux valeurs qui ont fondé leur lutte, dénoncé et combattu le coup de force de l’armée des frontières et de l’autre côté les générations post indépendance, les étudiants notamment, nourries par les idéaux de la révolution de Novembre et les épopées qui ont jalonnées notre histoire millénaire, qui ont repris le flambeau du combat pour une Algérie libre démocratique et sociale.

Moment fondateur parce que toutes les tentatives-et elles étaient nombreuses- d’affronter le pouvoir usurpateur sur son terrain de prédilection, à savoir la violence ou la conspiration dans le sérail, ont été vaines et de plus en plus contre productives dans un contexte international et régional nouveau.

Le RCD qui est le produit des luttes pour les libertés politiques et syndicales, l’égalité en droits et la reconnaissance de l’identité algérienne fonde son action dans la construction d’une alternative démocratique au système qui a spolié les Algériennes et les Algériens de la victoire contre la France coloniale. Le parachèvement de cette victoire ne saurait être possible sans le droit à l’exercice de la souveraineté populaire pleine et entière.

Le RCD s’incline, avant tout, devant la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour la dignité, la lutte pour la démocratie et le recouvrement de notre identité, en premier lieu les martyrs du printemps noir. Il rend hommage en particulier à tous les militants qui ont fait en sorte que la flamme de la liberté continue à éclairer notre chemin et celui de nos concitoyens. Il est indéniable que leurs sacrifices ont rendu possible Février 2019.

En ces circonstances particulières de pandémie du Covid19 qui sévit et menace les populations de plusieurs contrées dans le monde, notre pays court le risque que survienne une véritable catastrophe humaine sur plusieurs plans. Au plan économique, il y a longtemps déjà que le pays n’a plus prise ni sur les réalités ni sur son devenir, tant que tout dépend uniquement de la rente pétrolière.

Le RCD rend un hommage appuyé aux cadres et personnels opérationnels (médecins, infirmiers, techniciens, agents…) qui continuent à exercer dans les structures de santé publique malgré des rémunérations médiocres et des politiques publiques qui donnent la part belle à la corruption. Il salue leur dévouement, au péril de leur vie, comme il salue la mobilisation de milliers de bénévoles et des personnels de nombreux secteurs public et privé, du mouvement associatif ainsi que des élus locaux.

Le Rassemblement estime que sans cet élan extraordinaire de disponibilité et de solidarité le pire était à craindre du fait de la gabegie qui règne dans le pays depuis deux décennies. Il considère que sans Février 2019, qui a réhabilité la solidarité et la fraternité, cet élan n’aurait pas été possible. Le RCD appelle les forces vives du pays, les citoyennes et les citoyens à amplifier l’aide et l’assistance aux catégories sociales les plus vulnérables.

Sur un autre plan, la poursuite de la répression, à la faveur de la trêve unilatérale dans la mobilisation du Hirak, par le pouvoir de fait déshonore ses commanditaires et ses exécutants.

Le RCD condamne cette politique qui vise à semer la peur, réitère son appel à la raison et exige la libération de tous les prisonniers d’opinion.

La disponibilité d’une arrière cours du régime à servir de devanture à une hiérarchie militaire sénile et en majorité corrompue, ne peut durablement freiner les ardeurs d’une jeunesse décidée à reprendre en main les destinés du pays.

L’heure est à l’instauration d’un véritable état de droit et d’un ordre démocratique, seuls gages de non reproduction d’un système qui a jusque-là confisqué toutes les libertés et empêché le développement de notre pays. Le RCD est et sera aux cotés de tous ceux qui luttent pour la dignité et le recouvrement de la souveraineté du peuple.

En ce 40éme anniversaire du printemps d’avril 80, le RCD rappelle que la seule issue positive et pacifique pour notre pays passe par une phase de transition qui fixe les mécanismes et les instruments d’élections libres à des institutions crédibles garantissant la séparation du politique de la religion et de l’argent sale, l’alternance par la seule voie des urnes, les libertés individuelles et collectives, l’égalité en droits, l’accès pour tous à des services publics de qualité et l’organisation de la solidarité nationale.

Alger le 19 avril 2020
Le RCD

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