Les parlementaires RCD s’élèvent contre les « nouvelles lois liberticides » et accusent Tebboune de parfaire l’arsenal répressif hérité de Bouteflika

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Les parlementaires progressistes du RCD sont remontés contre les poussées répressives du régime Algérien.  Ils accusent Abdelmadjid Tebboune d’être « chargé de combler les lacunes de l’arsenal répressif élaboré et mis en œuvre sous le règne de Bouteflika ».

Dans un communiqué au vitriol, les députés du parti d’opposition reprochent au «  pouvoir algérien qui s’est imposé à son peuple, en dehors de toute légitimité et par la seule grâce d’une hiérarchie militaire qui régente le pays» de faire du peaufinage « des artifices juridiques pour permettre à une justice aux ordres de sévir contre les quelques espaces où le citoyen peut s’exprimer » son unique urgence.

Les rédacteurs du communiqué relèvent que « Depuis la trêve unilatérale décidée par le Hirak pour cause de pandémie, l’appareil de répression du système fonctionne à plein régime pour maintenir les détenus d’opinion dans les prisons et en incarcérer d’autres ».

Ils qualifient l’adresse  du « président de fait » au corps des magistrats, à l’occasion de la dernière réunion du conseil des ministres, de « félicitations cyniques » qui  « enlèvent tout crédit aux supputations qu’il y aurait des désaccords au sommet sur la conduite à tenir vis-à-vis du mouvement révolutionnaire ».

A l’origine de cette sortie enflammée des parlementaires du RCD, cette convocation de l’assemblée nationale pour le 22 avril courant pour entériner le « projet de loi relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine et d’un projet de loi modifiant et complétant le code pénal ». Des textes jugés par le RCD comme étant de « nouvelles lois liberticides décidées par le pouvoir de fait » .

Tout en dénonçant  le choix de la procédure  du «  vote avec débat restreint qui exclut de fait un débat général », les députés du RCD « exigent le retrait de ces textes et l’ouverture d’un débat général sur la situation du pays. Ils dénoncent cette politique du pire et mettent en garde contre ses conséquences pour la recherche d’une sortie pacifique de la crise multidimensionnelle dans laquelle l’exécutif enfonce le pays ».

Nadia Mehir

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