Pénalisation du refus de confinement : Le dernier péché d’un gouvernement qui navigue à vue

Encore une fois, le gouvernement Djerrad fait dans l’à-peu-près et le bricolage. La dernière décision de mettre aux arrêts, trois jours durant, tout contrevenant à la mesure de confinement partiel, est un signe d’une autorité publique qui navigue à vue.

Lorsqu’on sait que bon nombre de jeunes ne respectent pas, dans la réalité, la mesure de confinement partiel et que, dans certains endroits, les récalcitrants font acte de résistance agissante face aux assauts des forces de police, on peut aisément déduire que l’application de cette mesure répressive fera des locaux de police et de gendarmerie des lieux de regroupement de dizaines, voire de centaines de contrevenants. Une situation qui en cadre nullement avec l’objectif assigné à ladite mesure : le confinement et empêchement de regroupements humains favorables à la propagation du coronavirus.

Le gouvernement aurait pu se limiter à l’amende fiduciaire sans s’encombrer de rafistolages à effets inverses.

Chabane Bouali

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