Quinze organisations sont signataires : appel à la libération sans délais du journaliste Khaled Drareni

 

Quinze ONG internationales et nationales viennent de lancer un appel pour la libération inconditionnelle du journaliste, Khaled Drareni et l’arrêt des poursuites judiciaires à son encontre.  

«Nous, ONG internationales, organisations professionnelles et associations algériennes, lançons un appel pour la libération immédiate des journalistes incarcérés en Algérie et l’arrêt des poursuites judiciaires abusives à leur encontre », expliquent d’emblée les signataires.

Les signataires s’adressent  au « président », Abdelmadjid Tebboune, « garant du respect et de la mise en œuvre de la Constitution » pour lui demander « d’intervenir immédiatement pour qu’il soit mis fin au harcèlement des journalistes indépendants ».

« L’article 50 de la Constitution algérienne qui prévoit qu’aucune peine privative de liberté ne saurait être infligée pour un délit de presse. Poursuivre un journaliste sur un autre fondement pour des faits attachés à son exercice professionnel est un contournement de la Constitution », soulignent les signataires.

Les ONG et associations s’adressent aussi au pouvoir judiciaire et réclament « de ne pas participer aux attaques du régime contre des citoyennes et citoyens algériens, et de ne pas se laisser instrumentaliser par les partis hostiles à la liberté et au pluralisme ».

«Nous nous adressons à la société politique algérienne, afin qu’elle adopte une position claire pour la défense d’une presse libre, indépendante et pluraliste, condition d’une délibération publique démocratique », ajoute la même source.

Et d’ajouter : « Nous encourageons les journalistes en Algérie et dans le monde à exprimer leur solidarité avec leur confrère incarcéré et à sensibiliser l’opinion publique, à travers leurs médias et organisations professionnelles, sur l’injustice que vivent Khaled Drareni et tous les journalistes abusivement poursuivis, comme Sofiane Merakchi, correspondant de la chaîne libanaise Al-Mayadeen à Alger, incarcéré depuis le 26 septembre 2019 ».

Les ONG et les associations signataires, lit-on dans le même document, regrettent que les autorités algériennes profitent du coronavirus pour régler leurs comptes avec le journalisme indépendant en général. « Procéder à de telles incarcérations en pleine pandémie, c’est ajouter la mise en danger à la violation des droits élémentaires », souligne la même source.

Les organisations signataires sont la Fédération Européenne des Journalistes (FEJ), la FIJ, Free Press Unlimited, IFEX, Human Rights Watch, Index on Censorship, International Press Institute (IPI), la LADDH, RSF, SOS Racisme Vigilance pour la Démocratie et l’Etat Civique, World Association of News Publishers (WAN-IFRA), le collectif des journalistes algériens Unis (JAU), le SNJT et l’association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD).

Massinissa Ikhlef 

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