Tebboune s’enfonce davantage : Au manque de légitimité, s’ajoute le manque de discernement

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En matière de politiques répressives, le régime Algérien innove. En un quart de tour, il examine, en conseil des ministres,  des amendements du code pénal discutés et développés dans le strict secret des sectes, et les passe comme une lettre à la poste devant  deux assemblées « impopulaires », faisant fi de la bronca qui s’est élevée autant du corps des magistrats que celui des avocats et autres militants des droits de l’homme.

A bien regarder ce modus operandi atypique, on découvre aisément que l’équipe d’Abdelmadjid Tebboune est pressée d’en finir avec le Hirak-19 poussé au confinement par le COVID-19. Les convocations, les interpellations, les mises sous mandat de dépôt et les condamnations à des peines de prison ferme ne lui suffisent plus pour passer une tranche de nuit paisible, le régime s’offre, alors, des dispositions juridiques nouvelles pour parquer davantage de voix discordantes dans les cachots et ôter à d’autres les derniers lopins de liberté sur lesquelles ils clament leurs rêves de démocratie et de justice.

Ce faisant, Abdelmadjid Tebboune qui souffre énormément de manque de légitimité politique donne le signe fort, par cet excès de vitesse vers plus de répression,  qu’il manque de tact, de savoir-faire et de discernement. Jamais un chef d’Etat, y compris dans les pires dictatures du siècle dernier, n’a autant grillé sa phase de transition. L’histoire des mandats présidentiels nous a enseigné, que les premiers mois ont toujours démarré par des ouvertures politiques, ne serait-ce que de façade, pour ne pas se retrouver dès les premiers coups de pédale devant un mur d’incompréhension et de résistance.

Les mentors d’Abdelmadjid Tebboune qui règlent depuis l’été 1962  la météo politique Algérienne en fonction de leurs plannings de récolte ont violé sauvagement la souveraineté populaire le 12 décembre et, présentement, ils redoublent de férocité pour l’enterrer vivante. Ils ignorent, vieux apparatchiks du système qu’ils sont,  que les conditions politiques sont complétement bouleversées depuis l’apparition des réseaux sociaux, l’éclosion de la société du net et la mondialisation des valeurs démocratiques. Ils refusent d’admettre que les vents de changement quand ils soufflent sur un pays, ils ne sont plus manipulables ni compressibles.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui,  le régime fait sonner bruyamment  les cloches de la dictature, mais, demain,  c’est le peuple confiné qui sortira pour célébrer la messe de la démocratie. Le cycle des nations vivantes a toujours été ainsi.

Moussa T.

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