De Djaout à Drareni ou d’un fusil « mahchoucha » à une justice « maghchoucha »

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Tirer à balles réelles sur un journaliste ou appuyer sur la gâchette de l’appareil judiciaire pour l’emprisonner sont deux actes dont l’objectif est le même, celui de réduire au silence une plume qui porte la voix du peuple et celle de la vérité.

Du « je parle et je meurs » de Djaout, on est passé au « je parle et je pars en prison » de Drareni.

L’arme du crime est passée d’un fusil « mahchoucha » à une justice « maghchoucha » et le cachot fait office de la tombe.
L’intention de tuer la parole n’est pas sans analogie avec celle de Zouabri et les nouveaux chasseurs de la lumière n’ont fait que prendre des costumes.

Emprisonner un journaliste est une autre forme de l’assassiner temporairement, le pouvoir du fait accompli s’est rendu coupable de cet autre visage de l’horreur et dans ce cas, le totalitarisme et le terrorisme sont aussi identiques dans leur pratique comme dans leur phonétique.

Du « soldat d’Allah » qui attendait Djaout sur un parking pour lui ôter la vie au «soldat du maitre » qui attendait Drareni devant chez lui pour lui ôter sa liberté, la similitude est aussi forte que cette complicité de ces deux visages de la famille qui recule et qui tente vainement d’anéantir celle qui avance.

De la rupture prônée par Djaout dans ses éditoriaux dans Ruptures à celle adoptée par Drareni dans ses couvertures dans la rue, la volonté d’en finir avec un ordre établi est de la même portée.

Cette flamme est désormais dans chaque algérienne et algérien. S’entêter à la tuer est synonyme de vouloir assassiner tout un peuple.

Moussa Nait Amara

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