Documentaire de France 5 : Sonia Siam dénonce les « zetchi » des réseaux sociaux

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Les jeunes ayant intervenu dans le documentaire « Algérie, mon amour » diffusée, mardi dernière, sur France 5 commencent à réagir à la polémique née sur les réseaux sociaux. Attaqués et dénigrés par des internautes, notamment sur Facebook, certains d’entre eux réagissent et refusent de se soumettre à ce « diktat virtuel ».

C’est le cas de la jeune Sonia Siam, 27 ans, médecin résidente en psychiatrie. Excédée par l’ampleur de la polémique qui a dépassé le seuil du raisonnable, la jeune femme, droite dans ces bottes, répond à ces polémistes qu’elle qualifie de « Zetchi », un qualificatif qu’on utilise ces derniers temps pour qualifier « ces algériens ridicules ».

« Beaucoup sont tombés dans des travers que souvent eux même dénoncent. Souvent leur réaction ont fortement ressemblé à celle du fameux » zetchi » qu’ils passent leur temps à fustiger. ( Se focaliser sur les 03 minutes de sensationnel, et oublier des sujets importants abordés comme la torture, et les attouchements sexuels subis dans les commissariats par nos concitoyennes, la dictature militaire, l’interdiction de l’emblème Amazigh, la place de la femme dans le Hirak…) », écrit Sonia Siam, dans une longue réponse publiée sur les réseaux sociaux.

Et d’ajouter : « J’aimerais rappeler à certains, que même si je ne suis pas à l’image qu’ils veulent donner de l’Algérie, ou que je ne ressemble pas à l’idée de la femme Algérienne qu’ils se font, je suis toute aussi algérienne que vous. Hebbitou Wella krehtou (que vous le vouliez ou non). Vive l’Algérie, libre et démocratique, plurielle, et égalitaire ».

Après cette cinglante réponse, Sonia Siam, explique les circonstances du tournage du documentaire en question. Elle précise d’emblée qu’elle ne prétendait pas représenter le Hirak.

«Étant, l’une des protagonistes du Documentaire, beaucoup m’ont demandé des explications, m’ont demandé des compte sur ‘’l’image’’ qui a été donnée du Hirak, Comme si d’un seul coup, le film était ma réalisation, ou que j’étais devenue le symbole ou le porte-parole du Hirak, ce que je ne suis pas et refuse qu’on m’y prête même l’intention de le devenir. (Alors qu’à la base on est tous d’accord que makach man youmathilouna… Yak koul wahed imethel nefssou…Wella nssitou?) », précise-t-elle.

Poursuivant, elle rappelle qu’elle n’est responsable que de ce qu’elle a dit. « J’assume complètement mes propos. Certes je vous vois arriver avec les ‘’c’est pas représentatif ’’et  ‘’ le code de la famille c’est pas l’objectif du Hirak’’, mais laissez-moi vous rappeler, que Le Hirak n’est la propriété de personne. Ni la mienne ni la vôtre, et chacun d’entre nous « Hirakistes » a son propre idéal de l’Algérie en tête, mais tous, sommes unis pour un même objectif depuis le 22 Février 2019 : Le changement radical du système de gouvernance et Etat de droit, garantissant la démocratie tout en protégeant les libertés individuelles et collectives », souligne-t-elle.

Sonia Siam affirme avoir parlé, lors de ce film, des points qui lui tenaient à cœur et le réalisateur a décidé d’en garder certains et pas d’autres au montage. « Il est libre, car comme certains d’entre vous le savent déjà, un film documentaire, est un travail de création, il peut être le regard objectif ou subjectif de celui qui le fait, sur une ou des réalités sociales, politiques ou peu importe la thématique », souligne-t-elle.

Massinissa Ikhlef

 

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