Le 19 mai 1981, une suite logique du 20 avril 1980 et un précurseur du 16 février 2019.

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Les événements vécus par la région de Bgayet et toute la vallée de la soummam le 19 mai 1981 sont incontestablement un prolongement logique de ceux vécus par Tizi-Ouzou au printemps de l’année 80.

La mouture des revendications est la même et la réaction des services de la répression n’a pas dérogé aux règles de la violence et des arrestations pratiquées lors du printemps Berbère à Tizi-Ouzou.

En effet, ce deuxième printemps Berbère dont les enfants de la Soummam ont été les acteurs s’est soldé par de nombreuses arrestations parmi les manifestants. Des prisonniers d’opinion qu’il faut absolument faire connaître aux nouvelles générations.

Ce rendez-vous important dans l’histoire du combat pour la reconnaissance de l’identité Amazighe et pour l’instauration d’un État démocratique, qui a été souvent relégué au second rôle au niveau médiatique, doit impérativement être réhabilité et prendre la place qu’il mérite.

D’un prolongement à un autre, ce combat mené par une jeunesse qui a soif de liberté a abouti à la généralisation de la conscience citoyenne qui a fait naitre, à son tour, la révolution du sourire qui s’est amorcée à Kherrata dans la wilaya de Bgayet.

Le rôle d’avant-garde joué par la société civile, politique et surtout universitaire de Béjaia dans la révolution du sourire est incontestable.

L’instauration de la culture du débat dès l’avènement de l’insurrection en marche a fait de cette ville la Mecque des révolutionnaires.

Sans aucun doute, la bougie qui a éclairé le mouvement du 16 et du 22 février, sera aussi l’adresse du déclic de sa reprise qui ne peut être que évidente juste après le confinement.

Moussa Nait Amara

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