Quand un bouffon des Ikhwan s’attaque à la langue du nationalisme Algérien

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On ne sait quelle guêpe a piqué Abderrazak Mokri pour suggérer la criminalisation du l’usage du français mais on sait tous qu’il a trempé sa barbe dans toutes les assiettes du régime proposées dans les antichambres. Son vomi a-t-il été commandé pour divertir le peuple sur les sujets fondamentaux de la révolution en marche ? « Peu probable du fait que l’homme est déjà une chandelle de cave consommée », nous dit un analyste très pointu sur les stratégies de contre-révolution adoptées par le régime.

Comme les habitudes sont des secondes natures, le président du MSP, très habitué aux retournements de veste et peu regardant sur la crédibilité de ses démarches, aurait très vite envoyé un message d’excuses à l’ambassadeur de France en louant au passage « cette belle langue ».   Le tartuffe de l’islamisme Algérien a même expliqué à son excellence que ses propos sur la criminalisation de l’utilisation de langue française avaient été mal interprétés par la presse et les réseaux sociaux, assurent plusieurs pages citant des sources sûres.

Probablement très investi dans la lecture des faits d’Ismail Pacha, khédive d’Égypte et du Soudan, en vue de meubler ses conversations avec ses mentors turcs, bras financiers et diplomatiques de l’internationale des Frères Musulmans, du moment qu’il n’a aucune voix à placer dans les réunions de la confrérie, « Le Bouffon d’Alger », comme aimait le nommer le 8eme guide des Ikhwan Mohamed Badie dans son diwan retreint avant son emprisonnement, ignore tout du rapport de l’Algérien à la langue française.

Pourtant, un petit survol de l’histoire du mouvement national l’édifierait sur une réalité fracassante : le français est bel et bien la langue du nationalisme Algérien par excellence.  Les PV des réunions de l’étoile Nord-Africaine, du PPA/MTLD, du CRUA et des réunions précédant le déclenchement de la révolution étaient transcrits en langue française. L’appel historique du 1er novembre est rédigé en langue française. Les instructions entre katibates de l’ALN se faisaient en langue française. La défense de la cause Algérienne dans le concert des nations se faisaient en langue française. Les accords d’Evian qui ont abouti à l’indépendance Algérienne ont été menées par la délégation du FLN en langue française.

Abderrazak Mokri qui a fait son cursus universitaire en langue française sait pertinemment que le problème algérien n’a jamais été dans l’usage du français mais dans l’aiguillage des centres de décisions souverains serviles, petites amourettes du MSP au demeurant, par la seule boussole des intérêts stratégiques français. Il feint d’ignorer que le drame de l’Algérie est dans ces filiations organiques aux internationales idéologiques comme c’est le cas présentement pour son parti lié fermement à la confrérie des Ikhwan.

Vomi par l’écrasante majorité de sa famille politique, chassé bruyamment par le Hirak et ignoré superbement par les nouveaux maitres d’Alger, le petit barbu qui déploie assez maladroitement la stratégie d’entrisme politique, chère à Nahnah et dictée par les mentors Égyptiens et Turcs, tente désespérément de se saisir, tel un naufragé, de la dernière planche qui lui reste à portée demain : le populisme primaire. Le pauvre islamiste, déphasé de l’actualité Algérienne, ignore que la jeunesse du 22 février n’est nullement attirée par les causes d’arrière garde.

Abderrazak Mokri, infréquentable par tous et presque exclu de la cour des courtisans, aurait dû se faire oublier des Algériens. Le ramadan et le confinement étaient pour lui un don d’Allah pour avaler, même à contre-cœur, sa langue et. Et surtout s’éloigner de la question des langues.

Moussa T

 

 

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