Se défaire au profit de la nation : L’unique sacrifice pour se réconcilier avec l’Histoire

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L’Algérie est au bord d’un gouffre. Les indicateurs économiques sont tous au rouge. Les discours haineux, racistes et antinationaux semés sur les réseaux sociaux, souvent par des pages douteuses, poussent vers l’irréparable. Le peuple en ce temps de crise sanitaire trépigne et se montre impatient de reprendre les chemins de la contestation. De son coté, le pouvoir de fait s’acharne à s’imposer par la répression contre toute logique démocratique. Bref le pays est dans l’incertain, n’en déplaise aux lâcheurs d’hirondelles en ce plein hiver politique.

La grave crise que traverse le pays nécessite un retours aux fondamentaux politiques. Taghannante n’a jamais été une clé de délivrance. Le pouvoir de fait doit comprendre que la gravité de la situation nécessite un bloc national soudé pour relever les défis et passer le cap critique avec moindre facture.  Autrement dit, la nation ne peut se permettre le luxe des jacqueries et la primauté des égoïsmes. On sait que l’attrait du pouvoir est fort et les intérêts personnels dans les postes avancés du pouvoir politique Algérien sont colossaux mais le sort du pays passe par ce sacrifice douloureux : Le pouvoir de fait qui s’est imposé depuis l’aube de l’indépendance doit se défaire au profit de la souveraineté populaire.

L’Algérie officielle doit savoir se regarder en face, assumer son échec, ses incohérences et ses faiblesses et reconnaitre son errement. Le salut Algérien est dans sa cohésion nationale. Il est dans la symbiose entre le peuple et son gouvernement. Et ce requis nécessite le passage dans les plus brefs délais vers une phase de transition dont seules les composantes essentielles de ce peuple avide de liberté peuvent en définir les contours, les prérogatives et les mécanismes de fonctionnement.

Durant cette phase inévitable, le pouvoir, les contre-pouvoirs et les mécanismes de contrôle du bon fonctionnement des institutions du futur Etat démocratique et social seront clairement définis, affinés et adoptés. De ses résolutions consensuelles démocratiquement adoptées naitra les premiers jalons de l’Etat moderne qui fondera l’union sacrée du peuple avec ses institutions élues. Un état d’esprit tant réclamé par la raison d’Etat pour appréhender l’avenir avec sérénité, courage et volonté.

Le défi historique réclame ce sacrifice. Le pouvoir de fait doit impérativement s’y résoudre s’il veut réellement se réconcilier avec l’Histoire.

Moussa T

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