Tout en rejetant la démarche du pouvoir, le RCD accuse ce dernier de préparer l’explosion sociale

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A l’occasion de la réunion ordinaire de son secrétariat national, le RCD pose un regard critique et sévère sur la politique adoptée par le pouvoir de fait qui « n’est mu que par le contrôle de la société ».

« A l’heure du coronavirus, les dirigeants de faits continuent de s’ingénier à trouver les artifices et autres moyens pour venir à bout d’une mobilisation citoyenne qui durant une année a su redonner espoir, libérer des énergies et remobiliser les citoyens », dénonce d’emblée le RCD.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes assises et intérieur

Pour le parti de Mohcine Belabbas, « La volonté d’instaurer un climat d’autocensure est manifeste : seuls ceux qui montrent patte blanche trouveront grâce dans la nouvelle Algérie incarnée par l’installation de Tebboune au poste de chef de l’Etat ». Et cette conclusion, le RCD ne la puise pas d’une simple volonté de moudre du noir. Comme preuves irréfutables, le parti avance que « de nouvelles dispositions liberticides sont introduites pour pourchasser les citoyens, notamment, les militants qui oseraient la moindre critique contre l’arbitraire » et « la normalisation de la presse privée ne se fait plus seulement par l’intermédiaire de la manne financière de l’ANEP. La main de l’étranger et l’atteinte à l’unité nationale comme celle de l’atteinte au moral d’une institution sont brandies sous différents fallacieux prétextes ».

Dans son communiqué, le RCD souligne aussi que « le populisme, l’improvisation et la fuite en avant constituent le reste du programme du nouveau pouvoir de fait ».

L’image contient peut-être : Fetta Sadat, assis et intérieur

Sans détours, le RCD accuse le régime de préparer « une véritable explosion sociale comme alternative au mouvement pacifique de Février ».  Et « Ce n’est pas la ridicule révision du SNMG qui pourra convaincre les millions de citoyens jetés dans le chômage et la précarité de faire confiance à un pouvoir préoccupé par sa seule survie », tonne le parti progressiste.

Le RCD qui « condamne l’autoritarisme et le mépris des tenants du pouvoir envers les populations » dénonce « l’instauration d’un climat de règlement de comptes factionnels pour le contrôle des appareils de répression politique et sociale ». Une « atmosphère, pour le moins surréaliste » que les parrains du système ont choisi pour publier « les triturations qu’ils comptent introduire dans la constitution pour tenter de sauver le système en place », expliquent les rédacteurs du communiqué.

Le RCD annonce en conclusion qu’il « ne saurait s’inscrire dans une démarche qui tourne le dos à la souveraineté du peuple et à son droit inaliénable de refonder son Etat et de se donner les institutions de son choix ».

Arezki Lounis

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