Véhicules neufs : suppression du système de kits SKD-CKD et retour à l’importation

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On efface tout et on recommence. C’est la logique du nouveau pouvoir qui semble avoir décidé de remettre en cause tout ce qui a été fait ces dernières années sur le plan économique. En effet, plusieurs décisions prises durant les dix dernières années seront révisées ou carrément supprimées.

Le conseil des ministres réuni, aujourd’hui, décide d’enterrer l’expérience du montage automobile. Sans se prononcer sur la fermeture définitive des unités créées, le conseil des ministres décide de supprimer les avantages accordés pour l’importation des kits SKD-CKD pour le montage automobile.

En parallèle, le gouvernement décide d’autoriser, à nouveau, des concessionnaires à importer des véhicules de tourisme neufs. Parmi les mesures prises aussi, il y a la révision de la règle 49/51 à l’exception des secteurs stratégiques et des activités d’achat et de vente de produits.

Imposé depuis 2008, le droit de préemption sera aussi annulé. Il sera remplacé par l’autorisation préalable des Investissements étrangers, et l’annulation de l’obligation de leur financement à travers le recours aux financements locaux.

« A l’issue de cette présentation, le Président de la République a donné des instructions à l’effet de soumettre la règle 49/51 à des textes réglementaires transparents afin d’éviter toute mauvaise interprétation ou équivoque quant à la préservation des richesses nationales », lit-on dans le communiqué du conseil des ministres.

Et d’ajouter : « Il a également ordonné la prise d’une mesure similaire concernant le recours au droit de préemption, afin qu’il relève des attributions du Premier ministre après examen approfondi par des experts, de même que pour toute cession d’actions entre compagnies étrangères exerçant en Algérie ».

Parmi les mesures économiques annoncées, il y a aussi la révision à la hausse du taux de prélèvement à la source pour les sociétés étrangères exerçant dans le cadre de contrats de prestation de services en Algérie, de 24% à 30% pour les encourager à ouvrir des bureaux en Algérie.

L’autre décision prise porte sur l’exonération des taxes douanières et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour une durée de deux ans renouvelables pour les composants acquis localement par les sous-traitants dans le secteur des industries mécanique, électrique et électronique et les pièces de rechange, et la création d’un régime préférentiel pour les activités de montage.

Massinissa Ikhlef

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