Abdelkrim Abada accuse : « Abou El Fadhel Baadji a un passé douteux »

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Décidemment, les secrétaires généraux du FLN trainent tous des casseroles. Ils sont mêlés à des affaires souvent graves. C’est le cas du tout nouveau responsable de l’ex-parti unique, Abou El Fadhel Baadji. Élu il y a seulement une semaine lors d’une réunion du comité central du parti, ce dernier fait désormais l’objet de graves accusations.

En effet, le mouvement de redressement du parti, conduit par Abdelkrim Abada, un cacique du FLN qui a assumé déjà des postes de responsabilité au sein du bureau politique, le charge violemment.

Il l’accuse d’être à la solde de « cercles menaçant l’intégrité et la stabilité du pays ». «Tout le monde se rappelle comment il a été limogé du ministère de la justice où il occupait un poste supérieur. Tout le monde sait aussi comment il a été mis fin à ses fonctions de conseiller de l’APN, au temps du fuyard Amar Saâdani, après avoir été suspecté, lui et son entourage, d’avoir des liens avec des cercles qui menacent la stabilité du pays », affirme Abdelkrim Abada dans un communiqué rendu public, aujourd’hui.

Ce dernier invite également « les hautes autorités du pays et les fidèles militants à revisiter le parcours douteux de cet individu (Abou El Fadhel Baadji)». Le coordinateur du mouvement de redressement refuse également de reconnaitre les résultats de la dernière réunion du CC qui est convoquée, selon lui, à l’initiative « du fuyard Amar Saâdani».
« Nous membres du mouvement de redressement et militants intègres du FLN annonçons notre refus catégorique de reconnaître les résultats de ce qui est appelé réunion du comité central qui s’est tenue le 30 mai 2020. Cette réunion qui a porté l’un des représentants de la bande à la tête du FLN, était contestée à la base », écrit-il.

Et d’ajouter : « Le fuyard Amar Saâdani (ancien SG du parti qui avait annoncé son retrait définitif du FLN) est l’un soutien de l’ancien régime pourri. Ce dernier a agi ainsi pour reprendre le contrôle sur le parti après avoir placé, avec des manœuvres similaires, Djamel Ould Abbas et Mohamed Djemai, actuellement en prison, à la tête du FLN ».

Pour Abdelkrim Abada, « celui qui vient d’être désigné à la tête du FLN ne remplit pas les conditions légales et statutaires pour être même pas militant de base du parti. Il le sait plus que personne », ajoute-t-il.

Massinissa Ikhlef

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