Droits de l’homme : 21 juin, la journée la plus longue pour les réprimés du pouvoir

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Aujourd’hui, c’est le 21 juin, la journée la plus longue pour les activistes du Hirak. Des dizaines de détenus ont fait la queue devant les bureaux des procureurs avant de passer aux juges.

A Bouira, ce sont 13 détenus arrêtés vendredi passé qui sont conduits du commissariat central où ils étaient maintenus en garde à vue vers le tribunal de la ville. Après comparution directe, certains sont remis en liberté, d’autres mis sous contrôle judiciaire et sept sont mis sous mandat de dépôt.

A Béjaïa, 32 personnes ont défilé devant le procureur de la république. 22 ont été libérés avec convocation pour un procès qui aura lieu le 15 septembre tandis que 10 autres sont passés à la barre pour comparution directe. Le procureur a requis 3 ans de prison ferme et 100 000 da d’amende pour chacun. Leur tord est d’avoir marché pacifiquement pour revendiquer le droit à la liberté et à la dignité.

A Tizi Ouzou, c’est carrément le mépris du ministère public envers les avocats, les familles des détenus et les citoyens de la wilaya. Après toute une journée d’attente dans l’enceinte du tribunal et ses alentours, une greffière est venue annoncer aux avocats le report de la présentation.

A Tlemcen, ce sont six citoyens détenus qui passent à la barre. trois ont été relaxés et rois autres condamnés à six mois de prison ferme sans dépôt.

A Ouargla, c’est le militant Mohamed Ben Tocha condamné qui est condamné à 6 mois de sursis et une amende de 10 000 Da, et deux autres à une amende de 20 000 DA chacun.

A Djelfa, c’est Amraoui Abderahmane qui est placé sous mandat de dépôt après comparution directe. Son procès est renvoyé au 30 Juin.

A Cheraga, c’est l’activiste Amira Bouraoui qui est condamnée à 1 an de prison ferme. Le procureur avait requis 3 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende pour des posts Facebook, qualifiés par le ministère public de délits.

Dans plusieurs villes comme Mostaganem, Tipaza, et autres, des détenus sont soit condamnés, soit convoqués pour des procès ultérieurs.

Chabane Bouali

 

 

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :