La FIJ tire la sonnette d’alarme : plus 1000 journalistes algériens sans salaires

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La fédération internationale des journalistes (FIJ) lance un véritable SOS. Elle parle, dans communiqué rendu public jeudi, de plus de 1000 journalistes algériens qui n’ont pas reçu de salaires depuis un an et d’autres risquent de perdre leur emploi.

Ainsi, la FIJ s’alarme « d’une presse en déliquescence et de l’impact de la crise sur les travailleurs des médias ». « Depuis l’été 2019, de terribles crises ont éclaté au sein des chaînes de télévision privées, conséquences inévitables de l’émergence anarchique de ce type de médias lancés dès 2011 par des opérateurs privés, qui ont investi dans le secteur « sans respecter les critères d’investissement à long terme », critique l’organisation.

Ce faisant, le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, appelle le gouvernement « à réagir immédiatement en mettant en place des mesures concrètes pour soutenir le secteur de l’information ».

«Nous espérons que le nouveau gouvernement algérien mettra en pratique les engagements qu’il a pris lors de son investiture et lors du processus de consultations pour réformer le secteur des médias, afin de soutenir l’indépendance de la presse, la sécurité financière et physique des journalistes et éviter toute ingérence politique dans les lignes éditoriales », rappelle la FIJ.

Selon l’organisation, le manque d’empressement « dans la gestion de la crise de la presse et le vide législatif et organisationnel qui ne respecte pas les normes internationales relatives à la liberté de la presse et à la liberté d’expression semblent indiquer que le gouvernement a pris la décision d’éliminer le secteur de la presse en Algérie ».

Le secteur de la presse en Algérie, rappelle la FIJ, subit de plein fouet la crise financière et se trouve également confronté à une crise de la formation et du professionnalisme qui nuit gravement à l’éthique journalistique et à la qualité de l’information. Poursuivant, l’organisation dénonce également la manière « obscure » dont le gouvernement contrôle la publicité publique.

Pour la FIJ, l’ambiguïté et l’inégalité dans la distribution de cette publicité aux journaux, malgré les promesses du gouvernement d’adopter des normes transparentes dans leur octroi, ne diffèrent pas des pratiques qui prévalent depuis des années. L’organisation dénonce, dans la foulée, un « contrôle politique continu des institutions de presse et leur dépendance éditoriale ».

La FIJ condamne aussi l’incarcération de Khaled Drareni, correspondant de TV5 et fondateur du site internet Casbah Tribune depuis le 29 mars 2020, et les nombreuses intimidations dont ont fait l’objet nombre de journalistes.

Massinissa Ikhlef

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