Le PAD, la voix des démocrates et la voie du salut

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Une partie des démocrates se réveille enfin sur le risque grandissant de voir le fruit du labeur révolutionnaire récolté par une mouvance constamment en embuscade. Ce n’est pas tardif et c’est salvateur.

Mohcine Belabbas, un des chefs de file des démocrates progressistes, en visionnaire politique, a en tout cas, anticipé les coups crapuleux possibles de ceux dont les desseins sont plus noirs que les poils de leur barbes. Tout à son honneur, il a initié, pour le bonheur de la famille qui avance, depuis un an déjà, la rude entreprise politique de faire fondre le mur de glace qui empêchait, jusque là, le rapprochement naturel avec le frère de combat qu’est le FFS,avant de s’engager pleinement dans le rassemblement de la mouvance démocratique autour d’un pacte qui montre la voie salutaire que doit empreinter la nation en quête de  libertés, d’égalité, de primauté du civil sur le militaire et la suprématie des lois républicaines et positives sur les canons sectaires qu’ils soient d’ordre religieux ou conservateur disuet. Le PAD a de prime abord inscrit ces principes comme préalables incompressibles à signer d’avance pour espérer rejoindre le groupe.

Et en ces temps de réveil républicain, l’immense entreprise politique ardemment mise en place par les partis progressistes, les acteurs de la société civile et les personnalités engagées dans le combat républicain s’ avère plus que jamais le réceptacle naturel de tout épris de démocratie majeure, de libertés, d’égalité, et de tout attaché aux fondamentaux démocratiques. Elle est l’adresse indiquée à tout citoyen rêvant d’un rapport de force favorable au camps démocrate et républicain.

La révolution du sourire, déclenchée le 22 février 2019, tient son miracle de son fil non violent, rassembleur, consensuel et qui libère la nation de toutes les politiques de positionnement basées sur ce qui était perçu comme de l’équilibre fecond.

II va de soi que les islamistes de tous bords, à leur tête la nébuleuse Rachad, travaillent dans l’ombre et en plein jour dans le sens de la récupération politique de la révolution en cours. C’est de bonne guerre. C’est même leur raison d’être et leur tasse de zindjabil. Ils en abusent même à volonté. Mais force est de reconnaître que leur machination n’a pas payé même si  leurs figures les plus aboyantes multiplient les lives et les appels. Dans tout le pays, le slogan  « Djazair horra democratia  », slogan phare et marque de fabrique des démocrates, retentit de plus belle. Les laideurs islamistes sont chassées des marches populaires tandis que les leaders démocrates sont adoptés comme icônes de la lutte pour la dignité. Nous l’avons vu, dans plusieurs séquences, avec Sadi, Belabbas, Tabbou, Bouhired, Bouregaa….

Cette symbiose entre le peuple et son élite démocrate constatée partout dans le pays, est l’expression d’une adhésion de toute une nation, désabusée par tant d’impostures idéologiques, à cette vision moderniste modelée au fil des décades,des luttes et des sacrifices.

Faire table rase de ce saut qualitatif et réduire ces millions d’algeriens qui réclament démocratie et diversité à un troupeau de moutons qui suivent au sifflet les élucubrations d’un exilé de Londres,  c’est insulter leur génie et leur intelligence collective.

Les influenceurs de Rachad ont des followers par milliers sur le net . C’est un fait. Les démocrates ont aussi des milliers de fans sur la toile mais beaucoup plus sur le terrain. En douter, c’est reconnaître la non représentativité majoritaire du courant progressiste dans la société. Et dans ce cas, levons nos drapeaux blancs et abdiquons. Reconnaître sa défaite est aussi un haut fait de guerre, dit-on.

Nous sommes majoritaires. Et personne ne pourra nous convaincre du contraire. Et la lutte pour imposer cette réalité sera, pour des raisons évidentes, rude, on convient. Mais, de notre part, elle ne sera pas celle de l’exclusion, ce vice qu’on ne saurait adopter comme mode opératoire pour asseoir notre vision du monde. Le peuple crie haut et fort que personne n’a le monopole du destin national et qu’un consensus est dégagé : tout algérien a droit à l’expression et le mieux organisé, le plus convaincant aura le fin mot de la fin. Nous l’avons écouté et on tient à cette volonté populaire. D’où cette urgence, pour les démocrates encore sur les quais de l’hésitation, de rejoindre massivement le pacte de l’alternance démocratique. Ce pacte souffre peut être d’insuffisance, enrichissons-le !

Il appartient à chacun et chacune d’y apporter la pierre qui manque pour construire ensemble un front démocrate solide et une rampe d’assaut pour en finir avec toutes les impostures. Le temps nous presse, la nation nous attend et l’histoire nous scrute.

Il n’y a aucune raison de tourner le dos à une initiative salvatrice qu’est celle du PAD du moment qu’elle s’inscrit dans la double rupture avec les pratiques du système et l’imposture islamiste. Le PAD est un espace de convergence démocratique et de lutte pour une Algérie libre, républicaine et sociale.

L’originalité dans l’initiative du PAD est qu’on met les principes démocratiques comme préalables à toute solution politique. Mieux encore, ces préalables sont les fondamentaux et l’essence même de son existence.

Il est bon, utile et même recommandé de faire tomber les masques des loups garous qui rôdent dans la périphérie de la révolution en marche, tels que Rachad et autres marchands de misère. Mais il est plus qu’urgent et utile aux démocrates de se regrouper pour constituer une force de frappe utile et salvatrice pour la nation. La nature a horreur du vide et la nation attend un geste fort et crédible des forces vives et progressistes.

Le destin national nous appelle. Alors, faisons preuve de maturité politique. Et ne nous trompons pas de cible, de stratégie et de mode opératoire. Il y va de notre salut national. Il y va du futur proche et lointain de ce beau pays.

Moussa T.

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