Le RCD avertit : « Les manœuvres du pouvoir sont un danger pour la pérennité de l’État »

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Le secrétariat national du RCD s’est réuni ce vendredi dans une session mensuelle ordinaire. Une occasion cyclique pour examiner la situation politique, économique et sociale du pays et exprimer, dans les termes de franchise qui lui sont habituelles, sa lecture lucide et habituellement très attendue par l’opinion publique du fait de la clairvoyance et la profondeur de ses analyses.

Dans un communiqué sanctionnant la fin de la réunion, le RCD s’est d’emblée attaqué au pouvoir de fait, dont l’échec dans sa stratégie de maquiller une hypothétique tentative de recomposition du système, est qualifié de « patent ».

« Isolé, il a fait, encore une fois, le mauvais choix de vouloir mettre à profit la suspension des manifestations publiques pour cause de pandémie afin d’accentuer la traque des militants politiques et des activistes du Hirak », souligne le parti progressiste qui estime que ce même pouvoir « a perdu sur tous les tableaux ».

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Passant en revue les dernières manœuvres du pouvoir de fait, le RCD relève que « la ligne liberticide assumée et, chaque jour mise en œuvre, met à mal les quelques opérations de ralliements et/ou de come-back initiées par une police politique largement décrédibilisée par une corruption endémique qui a épargné très peu de cadres et de clients du système ». « De tels agissements, par ailleurs irresponsables, n’ont fait qu’enhardir, encore plus, les populations et les militants politiques dans leur engagement à en finir avec un système qui fait peu de cas de la pérennité de la Nation et de son unité », estime encore le parti.

Le parti progressiste, engagé dans les premières lignes de la révolution en marche et soucieux de la préservation et du devenir du pays, affirme qu’il « ne tire aucune satisfaction de cette situation qui peut conduire à l’irréparable devant tant de désinvolture de la part d’un personnel dirigeant qui a saigné le pays ».

Partant de ce constat, le parti de Mohcine Belabbas tire la conclusion que « l’issue salvatrice est dans la mobilisation pacifique pour le départ du système afin que les Algériennes et les Algériens récupèrent leur souveraineté entière pour qu’ils puissent vivre libres et construire durablement leur pays ».

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Fidèle au principe de la primauté du civil sur le militaire, le RCD avertit en termes clairs que « le refus de l’État-major de l’armée à s’émanciper du jeu politique, dominé par les luttes de clans, pour restituer la souveraineté du peuple expose l’institution qu’il dirige à toutes les dérives ».

« Dans un Etat de droit, c’est aux dirigeants élus démocratiquement et, donc comptables devant le peuple, qu’échoient toutes les décisions y compris celle d’user de la force », souligne le RCD qui s’incline devant la mémoire du jeune Ayoub Agh Adji, assassiné « lors de la manifestation pacifique de Tin Zaouatine, organisée pour dénoncer les conditions de vie exécrables des populations de la localité et de nombreuses localités du Grand Sud ».

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Dans une pique directement lancée au chef de l’Etat, le RCD estime que « les incantations hors temps, les autoglorifications mal venues, l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire ou encore l’emploi de la politique de diviser pour régner ne peuvent assurément pas sauver un régime honni par l’écrasante majorité du peuple algérien mais pire sont un danger pour la pérennité de l’État ».

Le RCD n’omet pas d’avertir que « l’explosion sociale à laquelle les apprentis sorciers du pouvoir de fait semblent travailler ne peut être circonscrite à un cahier de revendications économiques et sociales à régler. Elle ne peut qu’alimenter et accélérer la nécessité du départ du système dans la conscience du plus grand nombre de citoyens ».

Le secrétariat national du RCD conclut son communiqué en affirmant que « la solution à la crise de légitimité passe par l’exercice de la souveraineté populaire par le biais d’un processus constituant souverain conduit par des instances de transition crédibles ».

Nadia Mehir

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