Pour sauver Khalifa Haftar : Al Sissi menace d’intervenir militairement Libye

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Le président égyptien, Abdelfattah Al-Sissi menace d’intervenir militairement en Libye contre « ce qu’il appelle les menaces contre les intérêts égyptiens et sa sécurité ». « Toute intervention directe de l’Egypte devient aujourd’hui légitime. La sécurité de la Libye est synonyme de la sécurité de l’Egypte », lance-t-il dans un discours prononcé aujourd’hui et diffusé par la chaîne national égyptienne.

Abdelfattah Al-Sissi défend aussi son plan « de cessez-le feu » proposé, il y a quelques jours, et qui a été rejeté par le gouvernement d’Union nationale (GNA). En effet, le président égyptien a fixé un ultimatum clair, donnant à son pays « toute la légalité et la légitimité internationales pour intervenir et chasser les mercenaires et les intrus », menaçant sans la citer la Turquie, accusée de soutenir « des milices extrémistes » en usant « d’outils militaires pour servir ses aspirations expansionnistes ».

« L’Egypte va aider les Libyens à libérer leur terre et appelle au retrait de toutes les puissances étrangères présentes en Libye ainsi que la dissolution des milices armées », lance-t-il. Auparavant, lors de sa visite au siège de l’armée de la région Ouest, près de la Libye, où il a assisté, comme on peut le constater sur une vidéo de la chaîne russe, RT, à des exercices de l’aviation militaire, Abdelfattah Al Sissi invite « l’armée de l’air à se tenir prête pour toute intervention sur le territoire égyptien, et en dehors des frontières du pays ».

Il avait assuré que l’armée égyptienne « a toujours respecté une stratégie de défense du territoire, et non une stratégie d’attaque d’autrui ». Principal soutien du maréchal Khalifa Haftar qui subit, depuis quelques jours, des revers sur le terrain face à l’armée du gouvernement d’union nationale (GNA), le chef de l’Etat égyptien semble vouloir le sauver à tout prix, en proposant son plan de sortie de crise, portant principalement sur « le cessez-le-feu et l’adoption d’une déclaration constitutionnelle ».

N’ayant pas participé à ce plan, le gouvernement d’union nationale (GNA), dont le président est en visite aujourd’hui à Alger, oppose une fin de non-recevoir à cette feuille de route.

«Nous n’avons pas commencé cette guerre, mais nous sommes ceux qui décident où et quand elle se termine», avait déclaré le porte-parole des forces alliées au GNA, Mohamed Gnounou, dans une déclaration en réaction au plan Egyptien.

Le président du Conseil présidentiel du GNA, Fayez Al Sarraj a appelé de son côté « à poursuivre les sacrifices pour chasser les milices criminelles et les mercenaires entrés en Libye de toutes parts».

Massinissa Ikhlef

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