Selon Ahmed Laraba : « des individus ont demandé la suppression de Tamazight de la Constitution »

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Les milieux haineux et racistes tentent de profiter du projet de la révision de la Constitution pour prendre leur revanche sur la langue Amazighe. Ils demandent sa suppression carrément de la loi fondamentale qui l’a consacrée comme langue nationale et officielle.

« Des partis ont émis leurs réserves. Mais des personnes ont carrément demandé la suppression de Tamazight de la constitution », affirme Ahmed Laraba président de la commission chargée de recueillir les propositions pour préparer le projet de la révision de la constitution, dans une interview accordée au site en version arabophone du quotidien Liberté.

La mouture préparée par cette commission, rappelons-le, avait suggéré d’inclure la langue et la culture Amazigh dans la liste des articles intangibles de la Constitution qui ne pourront jamais faire l’objet de révision. C’est ce qu’a provoqué la colère de ces milieux islamistes, qui n’ont pas été cités par Ahmed Laraba.

Mais ces derniers sont facilement identifiables. Il s’agit sans doute de ceux qui s’identifient à la fameuse « Badissia-Novembaria », qui rêvent d’un Etat arabo-musulman, voire un Etat théocratique en Algérie. Ce sont particulièrement les partisans d’Abdelkader Bengrina, ceux d’Abdallah Djaballah et des autres formations islamistes qui voient en Tamazight une menace pour leur projet rétrograde.

D’ailleurs, ces derniers ont crié au scandale en lisant la déclaration d’Ahmed Laraba qui avait déclaré que la constitution est « faite pour des citoyens et non pas pour des croyants ». « Une Constitution est faite pour des citoyens et non pour des croyants. L’idée de la citoyenneté n’est pas encore admise. Vous pouvez être Algérien sans être Amazigh, Arabe ou musulman. Ce sont des équilibres précaires qu’il ne faut pas toucher pour l’instant », déclare-t-il dans la même interview.

Cette déclaration sur la suppression des références et de l’identité dans la Constitution suscite déjà un tollé dans les milieux islamistes qui dénoncent les propos du juriste. C’est le cas du président du MSP, Abderrazak Makri.

Massinissa Ikhlef

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