Vendredi 19 juin : Graves atteintes aux droits de l’homme en Algérie

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La journée d’hier, vendredi, est une autre séquence noire qui s’ajoute tristement au long navet politique que tournent les tenants du pouvoir réel depuis l’été 1962. Une répression féroce du peuple en quête de liberté et d’indépendance qui frise parfois le ridicule.

Dans plusieurs wilayas de Kabylie, mais aussi de l’est, de l’ouest et du sud, des dizaines de citoyens sont interpellés, mal traités et verbalisés. Certains ont été relâchés après avoir signé des PV, d’autres sont maintenus en garde à vue pour être présentés ultérieurement devant des procureurs de la république.

A Tizi Ouzou, des dizaines de jeunes sont arrêtés et parqués dans les locaux du commissariat central ou déplacés vers des commissariats de police lointains comme celui de Tizi Rached. Durant toute la nuit, le député RCD, Mohand Arezki Hamdous menait un branle bas de combat pour arracher leur libération ou du moins assurer un traitement humains à ces « otages du régime », comme aiment les qualifier les animateurs du Hirak.

En plus des bombes lacrymogènes, matraques et balles en caoutchouc utilisées pour tenter de disperser les foules, les forces de police ont abusé de leur pouvoir. Le militant Amar Acherfouche, ex-détenu, s’est retrouvé tout simplement avec les deux pieds dans le plâtre à cause d’un acharnement policier sur sa personne.

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Dans la wilaya de Bouira, la rafle policière n’a épargné personne. Des dizaines de manifestants pacifiques sont embarqués. Certains ont été libérés dans la soirée et plus de treize ( 13 )  militants sont placés en garde à vue pour les présenter devant le procureur de la république dimanche, annonce une source locale, hier tard dans la soirée.

Sami Laidi, commerçant de son état, résident dans la localité d’El Esnam, se dirigeait, hier matin,vers Lakhdaria dans le cadre de ses activités commerciales lorsqu’il a été arrêté sur l’autoroute est-ouest. «Il est maintenu en garde à vue et sera présenté devant le procureur ce dimanche», assure un de ses cousins.

A Annaba, dans l’est Algérien, des posts Facebook font même état de l’embarquement d’une fillette. Ses co-détenus ont pu la prendre en photo dans le fourgon cellulaire et la partager sur les réseaux. Et on se demande déjà quelle image de la police, sensée être un symbole de sécurité pour le citoyen,  va s’ancrer définitivement dans la tête de cet ange

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A Skikda, un citoyen a subi des violences policières au taser, pistolet à décharge électrique interdit dans beaucoup de pays démocratiques, alors qu’il était embarqué dans un fourgon et ne présentait aucun signe de résistance, selon une vidéo qu’il a posté en présentant un nez cassé.

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A Béjaïa, le journaliste Dalil Yamouni a été arrêté le matin du vendredi. La loi dicte qu’il a le droit de contacter sa famille ou un de ses avocats pour signaler son lieu de détention et s’assurer une défense. Or jusqu’à tard dans la nuit, sa femme accompagnée de la députée RCD, Nora Ouali, a fait tous les commissariats de la ville sans avoir la moindre information sur son sort. Ce n’est que très tard dans la nuit, qu’on saura qu’il est détenu au commissariat central, mis en garde à vue pour être présenté devant le procureur ce samedi ou, demain, dimanche. Ainsi, le journaliste est privé de liberté et sa femme soumise à pression morale durant toute une journée.

Abdelhamid Laibi

 

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