Béjaia: Le Collectif des Enseignants et ATS de l’université clarifie ses positions et lève les ambiguïtés sur sa ligne directrice

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Le Collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia a, dans une longue déclaration publiée hier, clarifié sa ligne directrice et  réaffirmé son attachement viscéral aux fondamentaux démocratiques tels que l’égalité Homme/ femme et la séparation du politique et du religieux. Il a, en outre, estimé que ces principes sont « non négociables ». Une déclaration qui se veut comme une mise au point à l’adresse de ceux qui doutent de son engagement en faveur d’un État de droit, démocratique et social.

Le Collectif a rappelé le contexte de sa création et son objectif qui était celui de « donner un prolongement à la révolution en marche du 16-22 février, au sein de l’université de Béjaia et à l’extérieur, et ce dans le but de pérenniser la ferveur de la lutte pacifique jusqu’à la victoire finale, porter haut et fort les revendications scandées par le peuple, et la concrétisation des objectifs de la révolution ».

Dans le même sillage il a rappelé qu’il s’agit « du premier collectif universitaire créé à l’échelle nationale et qui a pris ses responsabilités devant le peuple. Ce cadre de lutte, qui s’est voulu conjoncturel mais tenace jusqu’à l’aboutissement des revendications populaires, a su rester actif et a pu, contre vents et marées, maintenir la flamme de la lutte malgré la contre-révolution que mène le système en place, les sous-systèmes et leurs relais, et les attaques récurrentes, les aléas et les embûches. Il est également important de souligner que ce collectif, loin de se contenter de l’activisme à l’échelle locale, a contribué activement à la naissance et au dynamisme de la Coordination Nationale des Universitaires Algériens pour le Changement (CNUAC) ».

Le Collectif des Enseignants et ATS a tenu à préciser qu’il n’a pas « de vocation partisane ou idéologique. Il n’est ni un parti politique, ni un mouvement, ni un syndicat, ni une association, ni une organisation. C’est un collectif à fonctionnement horizontal : ni chef, ni fichier organique, ni structure technique. C’est un collectif regroupant des enseignants et des travailleurs de l’université de Bejaia qui y adhèrent spontanément – à travers leur participation à ses activités et ses rencontres –, qui y activent volontairement, et qui peuvent aussi le quitter librement. Il n’a jamais eu vocation à représenter les enseignants et les travailleurs de l’université de Béjaia, et encore moins à être leur tuteur politique ou syndical. Ce collectif n’engage que ses membres qui agissent constamment dans la concertation et l’esprit de groupe, ce qui signifie logiquement qu’aucun membre ne représente le collectif de façon individuelle».

Pour des raisons de clarté et afin de lever toute ambiguïté à propos de l’essence du collectif, ses membres ont réaffirmé dans leur déclaration leur principe humaniste de «solidarité » et assurent qu’il ne sera jamais « une tribune pour attaquer ou dénigrer tout homme ou toute entité qui milite pacifiquement contre le pouvoir en place : hommes/femmes politiques, militants politiques, partis, associations… De même qu’il n’est point un espace de règlements de comptes entres militants. Nous vouons le plus grand respect à tous les militants et hommes/femmes politiques qui défendent politiquement et pacifiquement leurs projets, que nous les partagions ou pas. Dans une démocratie réelle, les projets politiques sont censés être sujets à des débats d’idées et non aux attaques personnelles infondées».

Le Collectif a réaffirmé son attachement aux idéaux démocratiques et son idéal d’un «État de droit où aucun citoyen algérien ne sera injustement persécuté, jugé ou condamné pour ses opinions librement et pacifiquement exprimées».

Répondant aux accusations l’indexant comme passif envers l’idéologie islamiste,Le collectif a réitéré sans ambiguïté aucune qu’il « combattra sans cesse l’obscurantisme religieux et l’instrumentalisation de la religion dans la politique et dans la révolution en marche», tout en mettant en exergue la nécessité de « la séparation du politique et du religieux et l’égalité Homme/Femme » qui sont , selon les rédacteurs, « des principes fondamentaux et non-négociables».

« Face aux manœuvres du pouvoir et de ses relais visant la fin du hirak », la communauté universitaire regroupée dans le Collectif « exhorte les citoyens à rester vigilants et mobilisés, et à ne pas se laisser enrôler dans les diversions contre révolutionnaires ».

Moussa N.A

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