Cible d’une vaine campagne de déstabilisation synchronisée par la police politique : Le RCD met le cap sur la structuration des nouvelles adhésions à travers le pays

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le RCD met désormais le cap sur la structuration des nouvelles adhésions, notamment dans les régions du pays où le Rassemblement n’avait pas encore assis des traditions d’organisation. Un programme de tenue de réunions organiques dans différentes wilayates a même été adopté, d’après le communiqué de son secrétariat national rendu public ce samedi

Le secrétariat national du RCD, réuni en session ordinaire hier vendredi, a affirmé en termes clairs que le parti « fort de son programme résolument progressiste et sans concessions sur le principe de l’égalité en droits de tous les citoyens algériens a fait le choix de ne pas être un parti qui pense pour les citoyens dans le but de se substituer politiquement à eux ».

« Notre parti n’est pas une entité qui aspire à intercéder mais le Rassemblement qui montre la voie dans le combat, mobilise, organise et fédère la force rationnelle qui combat pour une Algérie libre et démocratique pour refonder l’Etat national. Un Etat qui prolonge effectivement l’indépendance nationale par la mise en place d’institutions issues de la souveraineté du peuple pour garantir toutes les libertés, le développement et le progrès », souligne le communiqué du parti progressiste avant d’assurer que c’est dans cette optique que doit se lire  « le sens de notre adhésion et de notre attachement au Pacte pour l’alternative démocratique (PAD) qui aspire à baliser le processus constituant par la consécration des libertés, de l’alternance par la seule voie des urnes et de la souveraineté sur toutes les richesses du pays en tant que préalables ».

Revenant sur « les menaces, les pressions et les intimidations pilotées par la police politique du régime, notamment, via les démembrements du ministère de l’intérieur et celui de la justice » que le parti progressiste subit depuis un temps, le secrétariat national du RCD estime que c’est une opération qui tend à « à diaboliser le parti pour dissuader et faire peur à tous les citoyens qui l’ont choisi ou qui s’apprêtent à le choisir comme cadre de lutte et de combat pour une Algérie démocratique et de progrès ».

Tout en se félicitant du soutien et de la solidarité des partis politiques, d’organisations et de personnalités ou d’activistes avec le RCD, élan qui est un mouvement pour la défense du multipartisme chèrement acquis, le parti de Mohcine Belabbas estime que « l’épisode de ces attaques orchestrées et synchronisées vise clairement la disparition du Rassemblement en tant que parti politique autonome dans ses décisions ». « Il n’en fallait pas plus pour sonner le temps de la calomnie chez des professionnels de la division et de l’invective et autres philistins attitrés », dit le RCD avant de préciser que « ce n’est pas ce « saut qualitatif dans leurs attaques » qui étonne mais bien plus l’indigence et la monotonie de ces vieux discours ».

 « Mais ne dit-on pas que la fantaisie hardie s’accommode d’un attachement servile aux modèles tout faits (vieux), de sorte que des individus, même dotés de génie, ne se développent plus en harmonie avec leur société », clôture le RCD ce chapitre.

Passant à la loupe la nouvelle orientation économique du pouvoir, le RCD estime que ce dernier « compte remplacer mécaniquement les ressources de la rente pétrolière en déclin par celles hypothétiques de la rente minière ».

« Sauf à vendre directement les potentialités du sous sous-sol algérien, les investissements dans ce domaine ne sont pas en mesure de générer des gains ni à court ni à moyen terme. Pendant ce temps, des milliers d’artisans de tous les domaines et de journaliers restent sans ressources et que les centres payeurs du pays sont dans l’incapacité d’honorer les demandes de liquidités », relève le parti progressiste tout en avertissant que « la patience et la solidarité citoyennes ont des limites d’autant que devant la crise financière, sociale et la déstructuration avancée de ce qui fait office d’appareil économique, le pouvoir de fait via son gouvernement ne semble pas prendre la mesure du mal ».

Sur le plan sanitaire, le RCD a exprimé une inquiétude quant aux « proportions alarmantes de la propagation de la pandémie de la covid 19 ainsi que de la désorganisation et de la saturation des structures d’accueil ».

« Déjà manquant de moyens, le personnel de santé est soumis à une charge de travail insoutenable. S’il n’est un secret pour personne que le pouvoir issu du coup de force du 12 décembre utilise cette tragédie pour continuer de passer en force, la stratégie de se délester de la gestion sanitaire et de la confier aux administrateurs locaux, tout aussi désarmés, est le pire des choix », lit-on dans le communiqué du RCD qui estime que « vingt ans de gabegie et de corruption généralisée ne peuvent que laisser des traces dans tous les secteurs d’activité. Les cris d’alarme des professionnels de la santé augurent de l’imminence d’une catastrophe humaine et de désordres sociaux aux conséquences imprévisibles si rien n’est fait ».

Le RCD, qui se réjouit de la libération de certains détenus, rappelle que la libération et la réhabilitation des détenus d’opinion, l’arrêt de la répression, des menaces et des intimidations contre les militants politiques, les journalistes et les organisations « ne sont pas négociables ».

Nadia Mehir

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :