Coronavirus dans les prisons : le silence intrigant du ministère de la justice et du gouvernement

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Le gouvernement et le ministère de la justice observent un silence intriguant sur la propagation de Covid-19 dans les prisons et plus particulièrement à El Harrach. Trois jours après l’annonce de décès de l’ancien ministre des TIC, Moussa Benhamadi suite à sa contamination au coronavirus dans sa cellule à la prison d’El Harrach, aucune autorité n’est venue clarifier les choses.

Ni la direction de l’administration pénitentiaire, ni le ministère de la justice et encore moins le premier ministère n’ont soufflé mot, jusqu’à présent, sur cette situation. Que s’est-il passé ? Comment le virus s’est-il introduit et se propager dans les geôles algériennes ? Combien de cas confirmés ont été enregistrés dans ces établissements ?

Le département de Belkacem Zeghmati avait, déjà le début de cette crise sanitaire, annoncé l’interdiction de visites familiales dans les prisons et une série d’autres mesures de prévention. Mais en vain.

La Covid-19 frappe dans les prisons. De nombreux détenus, du moins les personnalités les plus connues sont testées positives. C’est le cas de l’ancien général à la retraite et candidat à la présidentielle annulée du 18 avril 2019, Ali Ghediri. Et ce sont les avocats de ce dernier qui ont donné l’information concernant sa contamination.

Plusieurs titres de la presse nationale ont fait part, ces derniers jours, de deux décès parmi les détenus en raison du coronavirus. Outre Moussa Benhamadi, on a cité aussi, Ali Lakhdari, placé en détention provisoire à l’été 2019, dans le cadre de l’affaire relative au détournement des fonds de la solidarité nationale.

On parle même de « quelques gardiens des prisons qui ont été dépistés positifs et donc confinés jusqu’à leur guérison ».

Parmi les personnalités incarcérées qui souffrent de cette maladie, on cite aussi les anciens ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, les anciens ministres, Amara Benyounès, Youcef Yousfi et Abdelkader Ouali ainsi que l’ex-patron de la SIH (Société d’investissement hôtelier) Hamid Melzi et l’ex-DG de l’ONOU (Office national des œuvres universitaires) Abdelhak Boudrâa.

Massinissa Ikhlef

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