Économie et crise sanitaire : des milliards de DA de perte pour les entreprises algériennes

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La crise sanitaire et les mesures de confinement appliquées depuis le mois de mars dernier ont durement impacté l’économie algérienne. Les entreprises, même les grands groupes publics, sont au bord de la faillite. Leurs pertes financières durant cette période se chiffrent en milliards. Et la situation devra inquiéter l’exécutif. En effet, selon un rapport du comité interministériel sur l’impact de cette pandémie sur l’économie, présenté aujourd’hui à Alger par le ministre des finances, Aymen Abderrahmane, les clignotants sont en rouge pour les opérateurs économiques.

Ce document, présenté à l’occasion de la réunion gouvernement-partenaires socioéconomiques pour procéder à l’installation de la commission de sauvegarde et d’évaluation des incidences de la crise sanitaire sur l’économie, fait état d’une sévère crise qui touche tous les secteurs d’activité : commerce, hôtellerie, transport, tourisme, bâtiment, travaux publics, hydraulique et d’autres activités économiques et commerciales.

Selon la même source, rien que pour les deux premier mois marquant le début de cette crise, les entreprises ont enregistré d’importants manques à gagner. Les groupes publics activant dans le domaine de l’énergie n’ont pas été épargnés par la crise. Ainsi, lit-on dans ce document, la Sonatrach, la Sonelgaz, Naftal et Tassili Airlignes ont enregistré respectivement des manques à gagner de l’ordre de 247 millions de DA, 6,5 milliards de DA, plus de 20 milliards de DA et plus de 800 millions de DA.

Même situation dans le secteur des Transports. La société nationale des Transports ferroviaires (SNTF), lit-on dans ce document, a perdu 288 millions de DA dans le transport des voyageurs et 72 millions de DA en transport fret. De son côté, Air Algérie a enregistré des pertes financières de plus de 16,3 milliards de DA. « Et l’estimation des pertes à fin 2020 s’élève à 35 milliards de DA, sans tenir compte d’un éventuel remboursement des clients », note-t-on dans ce document.

Le TRANSTEV (groupe transport terrestre des voyageurs) a enregistré, pour la même période, plus de 1,3 milliards de DA de manque à gagner. Le groupe GATMA déplore, à la fin du mois de mai dernier, des pertes de chiffres d’affaires de plus 792 millions de DA. Même situation pour le groupe services portuaires (SERPORT) qui perd plus de 378 millions de DA.

Le tourisme est aussi lourdement touché. En effet, les pertes sont de l’ordre de 27.3 milliards/mois pour les hôtels privés ainsi que les agences de tourisme et de voyage, 2.7 milliards de DA/mois pour le groupe hôtellerie, tourisme et thermalisme et de 87.6 millions de DA/mois pour l’office national du tourisme algérien.

L’agence nationale de développement du tourisme perd, quant à elle, 31.56 millions de DA/mois.

Pour le secteur de l’artisanat, le manque à gagner s’élève à plus de 24 milliards de DA par mois.

Le bilan définitif de l’impact de cette crise sur l’économie nationale devra être communiqué à la fin du mois en cours. La commission installée aujourd’hui par Abdelaziz Djerad est chargée de faire cette évaluation.

Massinissa Ikhlef

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