Hadj Ramdane Mahfouf, grand poète des Ath Meddour, n’est plus

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Le poète et auteur du chant liturgique Kabyle, Hadj Ramdane Mahfouf, n’est plus. Il a rendu l’âme dans la sérénité, ce vendredi 03 juillet, à l’âge de 90 ans,

Né le 09 Mars 1930 à Haizer, El Hadj Ramdane Mahfouf reste le poète dont l’echo va au delà des terres des Ath Meddour. Dans sa poésie Kabyle, il a traité de tout ce qui touche à la vie et au monde. Société Kabyle, monde paysan, justice sociale, … Tout est passé au peigne fin de son verbe ciselé. Même les présidents Georges Bush et Saddam Hussein ont trouvé leur compte dans ses riches recueils. Toutefois, le thème religieux reste son domaine de prédilection.

Avec sa troupe, formée justement pour animer les veillées funèbres, la poésie d’El Hadj Ramdane Mahfouf veilla sur l’immense majorité des disparus de Haizer lors des quatre dernières décennies. La charge émotionnelle que provoquait sa poésie mixée à un rythme liturgique propre à la région donna au Cheikh une réputation qui commençait à déborder les limites géographiques de Haizer. Ainsi, on venait le solliciter aux veillées funèbres célébrées aux Ath Yala et jusqu’aux Imcheddalène !

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Conscient du fait que les paroles s’évaporent et que, seuls les écrits restent comme traces indélébiles dans ce monde aux multiples voies de communication, El Hadj Ramdane Mahfouf publia deux recueils : l’un intitulé : Thimâayine n zmen, l’autre : Chants Religieux de Kabylie.

Thimâayine n zmen est édité en 2005 à compte d’auteur. Il comporte 52 poèmes.

Chants religieux de Kabylie est édité en 2009 chez Pages bleues, avec le concours du ministère de la culture. Ce recueil comporte 71 poèmes dont 44 relatifs aux sujets de la foi. Les poèmes sont transcrits en caractères latins d’un coté et arabes de l’autre. Cette option est adoptée par souci de donner la chance à tous de pouvoir lire son ouvrage

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Le poète a aussi enregistré une cassette audio.

Jusqu’au denier souffle, El Hadj Ramdane Mahfouf, pourvu d’une voix limpide, n’a pas cessé d’emplir l’air Haizerien de son chant religieux qui donne la chair de poule à son auditoire.

Infatigable, il participe à maintes manifestations culturelles à travers le pays. Sa voix a pris pied dans divers endroits du Pays Continent qu’est l’Algérie.

Repose en paix poète ! t’es un grand poète et , comme disait le barde, un poète ne peut mourir.

Moussa Tertag

[ l’essentiel de cet article, je l’ai publié en 2012 pour lui rendre hommage de son vivant ]

 

 

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